I2C DU COTON POUDRE
Le coton-poudre a pris le nom de coton soluble dans la langue photographique, comme exprimant d'une manière plus précise la spécialité de son emploi. Il convient d'ajouter que le fulmi-coton, dans sa composition primitive, serait peu propre à la photographie. Il est peu soluble, ou plutôt, il ne se dissout point.
Le coton à quatre équivalents d'acide hyponitrique, constitue le vrai coton soluble, propre à la photographie. Il se dissout facilement dans Téllicr faiblement alcoolisé. Versé sur une feuille de verre, il y dépose, après évaporation, une pellicule transparente, parchemineuse et tenace. Il est toujours assez difficile d'obtenir le coton dans toutes les conditions voulues de solubilité et de ténacité réunies. L'acide sulfurique, employé peut être de telle nature que le coton, malgré tous les soins et toute l'habileté possibles, ne contiendra que trois équivalents d'acide hyponitrique. Dans ce cas, une même quantité de coton, ne pourra être dissoute que dans une quantité d'alcool relativement plus grande, et la couche n'aura ni la translucidité ni la ténacité convenable.
Le colon n'est pas la seule substance qui puisse devenir soluble, combinée à l'acide sulfurique et à l'azotate de potasse ; le papier, le linge, et autres matières
de même nature, peuvent également acquérir cette même propriété, mais ces produits sont très-inférieurs au coton dans cette circonstance, et c'est pourquoi son usage a prévalu.
Il y a même, comme en toutes choses, coton et coton. Le coton Géorgie, longue soie, nous semble préférable à tous les autres. Toutefois, dans cette préparation, la qualité du coton est moins importante que la nature même des acides qui doivent le dissoudre, si bien qu'avec les mêmes substances et les mêmes soins, on peut obtenir quatre ou cinq genres différents de coton azotique. Il y a ainsi des variétés et d<s sous-variétés à l'infini de coton soluble, tous plus ou moins propresàla photographie, selon qu'ils se rapprochent plus ou moins * du coton à quatre équivalents d'acide hyponitrique.
M. Hardwich, qui a fait une étude spéciale de la nature et de la fabrication du coton azotique par le mélange des acides sulfurique et nitrique, croit pouvoir affirmer que ce mode de préparation est préférable à celui des inventeurs (Azotate de potasse et acide sulfurique).
Nous avons répété avec soin les expériences du chimiste anglais, et nous avons pu nous convaincre qu'avec l'acide azotique à 46° et l'acide sulfurique à 66°, on pouvait parvenir à d'excellents résultats.