DU COTON POUDRE
Le coton imparfaitement lavé, donne du collodion ioduré qui rougit presqu'instantanément. Le même effet a lieu par les alcools et les éthers acides employés au mélange. Il semble qu'on pourrait parer à cet inconvénient, en mêlant quelques gouttes d'ammoniaque aux dernières eaux de lavage, ainsi que cela a été conseillé, mais le remède serait pire que le mal, qui deviendrait alors tout à fait irréparable. En effet, les alcalis ayant la propriété d'enlever au coton une certaine quantité d'acide hyponitrique, il pourrait être ainsi réduit à trois équivalents, quantité insuffisante, comme nous l'avons dit tout à l'heure, pour un former bon collodion.
Pour que ce produit soit entièrement soluble, il faut que le coton soit trempé dans le mélange au moment (4) même où l'acide sulfurique, en contact avec l'azotate de potasse, forme du sulfate de potasse, et dégage l'acide azotique, qui doit être fixé par le coton.
Le coton, en contact immédiat avec l'acide azotique, forme un nouveau composé de cellulose (coton), et d'acide azotique.
(i) Après avoir effectué les deux mélanges, sulfurique et nitrique, laissez tomber la température à 6<> Q centigrades.
DU GOLLODION NORMAL
Le collodion normal résulte de la dissolution du coton-poudre dans Péther alcoolisé. C'est un liquide de couleur ambrée, de consistance sirupeuse, et qui acquiert, en se desséchant, une grande ténacité, en même temps qu'il devient insoluble et imperméable à l'air. C'est cette dernière propriété qui le rend d'un usage si précieux, dans l'art chirurgical, pour la cicatrisation des plaies.
La densité de cette dissolution est en raison de la quantité de coton livrée à Péther alcoolisé. Le commerce devrait le fournir toujours dans la proportion de 3 p. O/O, qui lui donne sa densité convenable. L'opérateur qui ne sait pas encore juger de visu les substances qu'il emploie, ne serait pas exposé à se servir