‹ Phtisie aiguëChapitre 12 sur 14 · Semaine médicale · texte numérisé non relu

Semaine médicale

cherait de la fièvre typhoïde ou de l'embarras gastrique, correspondrait précisément à cette septicémie tuberculeuse expérimentale. Mais jusqu'à présent, à notre connaissance du moins, aucun fait analoraique précis n'est venu confirmer cette vue de l'esprit, qui demeure à l'état d'hypothèse.

Dans un autre ordre d'idées on connaît quelques faits où chez l'homme on a vu des bacilles accumulés dans les vaisseaux sans avoir déterminé l'apparition de tubercules; nous faisons allusion ici aux observations de bacillémie de Benda* et à l'intéressant mémoire de M. Durand-FardeP sur la tuberculose du rein.

Dans la généralité des cas, la présence du bacille de Koch détermine la formation de nodules tuberculeux. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail de l'histogénèse du tubercule, question d'ailleurs encore controversée, puisque d'après Baumgarten le tubercule se développerait surtout aux dépens des cellules fixes des tissus, tandis que d'après Metschnikoff « le tubercule serait composé d'une réunion de phagocytes d'origine mésodermique, qui affluent vers les endroits où se trouvent les bacilles et les englobent. » D'après la théorie de la phagocytose, en efl'et, la lésion nodulaire ne serait que le résultat de la lutte de l'organisme contre le parasite envahisseur; les cellules qui la constituent emprisonnent un certain nombre de microbes et contribuent à la défense de l'éco;nomie en entravant ou en retardant l'invasion générale. Quoi qu'il en soit, le bacille s'arrête dans les capillaires, y détermine une thrombose ; le microbe se trouve ainsi emprisonné dans un réseau de fi])rine. Cette oblitération

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