HOMMES, | FEMMES. | 400 HOMMES
Moins de 16 ans. 27 214 |: 83 16 à 21 ans. . 394 1.888 83 DRE «° 643 1,708 72 951à 50 — 758 1,872 70 0° à 35 — 662 1,741 72 35 à 40 — 376 1,088 74 40 à 45 — 279 725 72 45 à 50 — 200 643 76 50 à 55 — 161 126 73 55 à 60 — 91 245 75 60 à 65 — 55 147 75 65 à 70 — , 31 100 77 70 à 80 — . 29 58 66 80 et au-dessus. 6 1 14
Tous les âges. .| 5,712 10,856 74
la même marche : on peut voir facilement les causes
Courbes indiquant le penchant au crime chez l’homme et chez la femme.
locales qui expliquent les différences. Cet exemple est sans doute un dès plus remarquables qu'on puisse citer pour montrer combien les causes morales présentent de fixité et : témoignent de l’ordre admirable établi dans les lois de la nature. | Nous croyons devoir joindre à ce qui précède une récapitulation des principaux résultats des observations pendant les quatre années qui ont précédé 1850 : on pourra mieux juger, par ce qui suit, de la fixité de principes que nous ne pouvions pas encore adopter pour des lois, en l'absence d'observations suffisamment prolongées, et par le manque surtout d'observations recueillies dans d’autres
pays. J’ose espérer que les observations actuelles, qu'on trouvera plus loin, pourront vaincre les croyances les plus timides.
1° Les nombres obtenus pour quatre années ne sont pas assez grands pour qu'on puisse adopter leurs résultats avec toute confiance :
2° Pour calculer le penchant au crime, il faut combiner ces nombres avec ceux que fournissent les tables de population, et l'on est assez généralement d'accord que la table de l'Annuaire ne représente plus avec une exactitude suffisante l’état de la population de la France ;
3° Le penchant au crime ne peut se calculer que d’après l’ensemble des individus qui composent la population, et comme ce sont en général les individus de plus de 29 ans qui peuplent les prisons et qui, par leur état de captivité ne peuvent plus concourir à former les rapports pour les âges après 25 ans, il doit se présenter nécessairement une lacune. Si, au lieu de prendre collectivement les crimes, on examinait chacun d'eux en particulier par rapport à l’âge, on aurait une nouvelle preuve que c'est entre 20 et 50 aus que se présente le maximum du nombre des crimes de différentes espèces, et que c'est bien véritablement vers cette époque qu'ont lieu les penchants les plus pervers. Seulement l’époque du maximum sera avancée ou retardée de quelques années pour certains crimes, selon le développement plus ou moins tardif de quelques qualités de l’homme qui sont en rapport avec ces crimes. Ces résultats sont trop curieux pour ne pas trouver place ici; je les ai présentés dâns le tableau suivant, d'après les documents de France pour 1826 à 1829 inclusivement, en les classant selon les époques des maxima et en ayant égard à la population des différents âges. (Voyez le tableau ci-contre.) J'ai omis de rappeler les crimes qui
secommettent en moindrenombre, parce que les résultats, par cela même, auraient été fort douteux.
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