‹ Physicale socialeChapitre 108 sur 151 · FRACTIONNE-| PENCHANT AU CRIME EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

FRACTIONNE-| PENCHANT AU CRIME EN GÉNÉRAL

MENT D'APRÈS LES PÉRIODES Min A G E S. DE LA POPULATION TN PSE AR ml OT ES des FRANÇAISE. 1826-1830. 11851-18535. 1836-1840. |1841-1844. | QUATRE PÉRIODES. Moins de16ans| 411,234,500 0,4 0,5 0,2 | 0,2 0,3 16 à 21 ans. .| 3,017,450 | 122 | 41,8 | 1423 | 12,5 12,1 91 a 925 — .| 2,288,440 | 15,9 | 45,6 | 16,6 | 151 15,8 95 à 30 — .| 2,688,560 | 15,3 | 14,9 | 14,3 | 4140 14,6 30 à 35 — .| 9,489,080 | 13,2 | 442 | 129 | 427 13,3 55 à 40 — .| 9,285,760 9,5 | 41,92 | 416 | 40,9 10,8 40 à 45 — .| 92,079,410 8,4 |* 8,1 9,2 9,9 8,9 45 à 50 — .| 1,866,210 7,2 6,7 6,5 7 7,0 50 à 55 — .| 1,639,560 5,4 5,4 4,9 3,7 5,1 55 à 60 — .| 1,593,050 3,9 3,9 4,1 3,9 3,9 60 à 63 — .| 1,124,190 3,6 3,2 3,3 3,5 3,4 65 à 70 — .| 839,280 2,À 2,4 2,3 2,8 2,5 70 à 80 — .| 865,950 1,8 1,6 1,2 1,7 1,6 80 et plus. .| 188,600 0,8 0,7 0,6 0,6 0,6

Totaux.| . . . . .| 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 100,0

Ce tableau est remarquable sous plus d’un rapport, Il montre d'abord que le penchant au crime, en général, se développe, en France, avec le plus d'énergie de 21 à 20 ans, ou plus exactement vers l’âge de 24 ans. Ce fait est constaté par chacune des quatre périodes que nous avons considérées ; il se prononce même dans les résultats de chaque année prise isolément. À partir de là, ce penchant s'amortit faiblement jusqu'à l’âge de 30 à 40 ans, puis d'une manière plus rapide jusqu’à la fin de la vie.

Ce que révèle l'observation, le raisonnement pouvait le prévoir jusqu'à un certain point. L'homme a le plus de penchant au crime quand le développement physique est à peu près complétement achevé, quand les passions règnent dans toute leur fougue, quand l'émancipation légale vient d'avoir lieu et que la raison n'a pas encore atteint sa maturité. Ce penchant perd, au contraire, de son activité quand l’homme se marie, quand ses prévisions doivent s'étendre sur sa famille et quand la raison commence à dominer la violence des passions.

Un autre fait curieux que prouve le tableau précédent, c'est quil est possible d'exprimer numériquement les degrés relatifs des penchants de l’homme, quand il existe des * séries d'observations qui méritent de la confiance. Ainsi, de 21 à 25 ans, le penchant au crime est double de ce qu'il est vers 45 ans, et ce résultat est constaté par chacune de nos quatre périodes ; il est quadruple de ce qu'il devient vers 95 ans, et décuple de ce qu'il est entre 70 et 80 ans. La régularité avec laquelle ces valeurs se reproduisent prouve suffisamment qu’il n'entre plus rien d’accidentel dans leur détermination.

Je montrerai maintenant qu'il est à peu près indifférent de calculer les degrés du penchant au crime pour les diffé-

rents âges, en faisant usage du nombre annuel, soit des accusés, soit des condamnés, soit encore des acquittés; les résultats, en effet, restent à peu près identiquement les mêmes. On trouvera, dans le tableau qui suit, les nombres calculés d’après chacune de ces trois bases. Aïnsi, les colonnes 2, 3 et 4 font connaître le penchant au crime en comparant aux chiffres correspondants de la population le nombre des accusés, celui des condamnés et celui des acquittés. Les colonnes 5, 6 et 7 contiennent les mêmes nombres, rendus comparables en les réduisant proportionnellement, de manière que le total de chaque colonne soit égal à 100. On reconnaîtra facilement que ces trois dernières colonnes représentent la même loi ; il n’y a de différence entre les nombres qu’elles contiennent que dans les décimales. Il y aurait identité si la répression restait constante pour les différents âges : or, c’est ce qui n'a pas lieu, comme l'indique la dernière colonne, dans laquelle on voit que cet élément, qui est faible pour les jeunes gens de moins de 16 ans, atteint son maximum pour ceux de 16 à 21,et diminue ensuite sensiblement jusqu'à l'extrême vieillesse. Cette décroissance est remarquable surtout par sa régularité.

La répression, qui n'était d'abord que 0,49, atteint son maximum 0,68 entre 16 et 21 ans; elle diminue ensuite, mais lentement, de 21 à 50; puis, plus rapidement jusqu'à 80 ans, où elle n'est plus que 0,40. Cette différence de sévérité, si forte, est extrêmement remarquable.

Dans les raisonnements que nous venons de faire, nous avons confondu tous les crimes ; cependant, 1l est essentiel d'établir des distinctions à cet égard. Les divers crimes sont déterminés par des causes bien différentes, et, par suite, les âges auxquels on est le plus porté à les commettre, doivent sensiblement varier. Nous tâcherons

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de saisir au moins quelques-unes des principales nuances qui caractérisent cette classe d'observations. jm DEGRÉS DU PENCHANT AU CRIME, A G E S. CALCULÉS D'APRÈS LE NOMBRE DES

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