PERSONNES Î DE CRIMES CONTRE LES PERSONNES
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Nous avons déjà remarqué que c’est vers l’âge de 24 ans que le penchant apparent au crime, considéré d’une manière générale, atteint sa plus grande intensité. Comme d’ailleurs ce résultat s'observe d'année en année, on peut en inférer qu'il ne se trouve point influencé par les effets des causes accidentelles, et qu'il mérite, en effet, toute confiance.
Crimes pendant les 19 années de 1826 à 1844 (France).
Ainsi la distinction des crimes contre les propriétés et contre les personnes présente encore la même loi:
c'est de 21 à 29 ans que le penchant au crime est le plus développé; puis, il va en s’amortissant graduellement jusqu'à la dernière limite de l’existence. Il y a cependant une distinction à faire : quand il s'agit des propriétés, le penchant au crime se manifeste d’une manière plus précoce; le maximum S'observe dès l’âge de 28 ans. Pour les crimes contre les personnes, au contraire, le maximum se prononce vers 29 ans, de sorte que le maximum du penchant au crime avance ou retarde de deux années, selon qu'il s’agit d'attentats contre Les choses ou contre les personnes. Bien que le maximum ne soit déplacé que de deux années, ce résultat est assez bien établi pour qu’on l’observe, non-seulement sur les nombres généraux, mais encore sur les nombres annuels. Les trois lignes tracées sur la figure précédente rendent sensibles à l'œil les accroissements et les décroissements que prend, aux différentes époques de la vie, l'intensité du penchant au crime.
La dernière colonne du tableau numérique donné précédemment fait connaître le rapport qui existe entre le nombre des accusés de crimes contre les propriétés et le nombre des accusés de crimes contre les personnes. On voit que, dans la jeunesse, le penchant au premier genre de crimes est cinq à six fois aussi grand que le penchant aux crimes contre les personnes. Puis, le rapport devient comparativement moins grand et présente un minimum à l’âge de 25 à 30 ans; 1l croît encore légèrement jusque vers l’âge de 43 ans, et l'égalité tend: à s'établir vers la fin de la vie.
Le tableau suivant contient l’'énumération des principaux crimes. Nous avons omis les crimes qui supposent des causes complexes : ainsi, les infanticides sont généralement commis par des femmes et à une époque déterminée de la vie, celle de la fécondité; les parricides n'ont
pas, non plus, les mêmes chances d'être commis à toutes les époques de la vie : il faudrait avoir égard à la fois aux âges des accusés et à ceux de leurs parents.
Pour permettre des comparaisons, nous avons, dans le tableau qui suit, rapproché le nombre des accusés de celui des individus de même âge que renferme la société : chaque quantité exprime ainsi la probabilité relative d'être mis en accusation, probabilité qui, comme nous l'avons vu, peut être prise pour celle d'êtres réellement reconnus criminels. De plus, les divers nombres sont réduits proportionnellement, de manière que le total de chaque colonne soit égal à 100. | |