‹ Physicale socialeChapitre 129 sur 151 · MAXIMUM. | MINIMUM · texte numérisé non relu

MAXIMUM. | MINIMUM

Taille des miliciens. — Villes. . . . . . . | 0,003 | 0,005 1825 1827 + — — Campagnes . . . . . | 0,001 | 0,005 1827 Répression du crime en général . . . . . . | 0,058 | 0,075 1850

|| Condamnations des crimes en général (1). . . | 0,112 | 0,212 1850 {| Naissances dans les villes . . . . . . . . | 0,084 | 0,120 1817 — dans les campagnes . . . . . . | 0,083 | 0,159 1817 Décés.dans: les villes 4 0 RUE RO 2808" T OUT 1816 1 dans lés campagnes 40.002104 4007. 10170 0,071 1824 MAS O2) LU ANNE AT AE OR TS D'OR ETS QU SET OA TA | 1517

| Recettes du trésor. . . . . . . . . .*. | 0,188 | 0,086 1820 Dépenses du (résor 0 NS RO 0145000108 1820

Po do frotgent 2/05 lu ARR A EE ASSET 1824. ||

D PAR PR A D Er AIM AGE EG 74 | 0,500 À 1824 | FRANCE (3).

Répression du crime en général . . . . . . 0,034

Condamnations en général . . . . . . . . 0,057 Condamnations pour crimes contre les propriélés | 0,056

Condamnations pour erimes contre les personnes 0,144

NAS ADR AUS à NN CON OS ANR ARS 0,054

DÉCES NE Mer RAT EENQE Et EDR ne tee 0,049

Mariages si Pen SD ad iue MEANS 0,125

(1) L'importance des écarts et surtout de l'écart maximum en moins est sensiblement plus grande pour la Belgique que pour la France ; cela provient de ce que l’année 1830 à donné beaucoup moins de condamnations. que les années précédentes, l’action des tribunaux ayant été suspendue pendant un temps plus ou moins long: Cette année forme véritablement . anomalie, et peut-être n’aurions-nous dù la faire figurer dans nos calculs: qu'en tenant compte du temps pendant lequel les tribunaux ont été ouverts.

(2) Les rapports ont été pris sur des nombres concernant tout l’ancien royaume des Pays-Bas.

(3) Voyez les Comptes généraux, etc., et l'Annuaire du Bureau des

Les deux tableaux précédents mettent en évidence différents faits qui méritent d’être examinés successivement.

D'abord, en ne considérant que les faits en eux-mêmes, et sans avoir égard à l'influence des causes prises individuellement, on voit que, parmi les éléments observés, les moins variables sont la taille de l’homme et la répression du crime, ou la sévérité que déploient les tribunaux en le punissant. On voit arriver ensuite, à peu près sur la même ligne, la spontanéité que montre l’homme à commettre le crime, puis la facilité avec laquelle il se reproduit et il meurt. Ainsi, quels que soient les motifs déterminants de ses actions, dans le fait, ils ne modifient pas plus le nombre des décès que le nombre des naissances, ou même que le nombre des crimes qui affligent annuellement la société (1). Les mariages se font aussi avec régularité, mais leur nombre varie cependant dans des limites plus larges que les éléments précédents ; il en a été de même des recettes et des dépenses du trésor en Belgique : mais aucun élément na subi de variations plus grandes que le prix du seigle et du froment.

Nous remarquerons, en passant, que les prix des grains ont une relation très-étroite avec ce qui tient aux autres éléments sociaux. Ainsi, dans les années 1816 et 1817, les prix des grains ont été fort élevés, et les mariages étaient assez nombreux; d'une autre part, il nen a pas été de

longitudes de France, 1832, pour ce qui concerne le mouvement de la population de 1817 à 1829.

(1) On objectera peut-être que les observations pour les crimes ne se rapportent qu’à cinq années, tandis que celles pour les naissances et les décès s'étendent sur douze années, et qu’on devait, par là même, s'attendre à trouver des différences moins grandes entre les valeurs limites des effets produits par les causes variables ; mais je répondrai que, d’une autre part, les naissances et les décès étant annuellement en nombre beaucoup plus grand que les crimes, ce qu’il y a d’éventuel laisse moins de traces et doit altérer, d’une manière moins sensible, l'influence des causes régulières.

Il. 27

même des naissances : l’année 1817 a présenté un minimum. Au contraire, un maximum des décès, surtout pour les villes, s'est manifesté pendant la même année.

Le prix minimum des céréales s'est porté ensuite sur 1824, qui est l'époque où les grains étaient au plus bas prix et qui a été suivie d’une année de plus grande fécondité pour les femmes, dans les villes comme dans les campagnes.

En ayant égard à l'accroissement annuel de la population, qui à été considérable en Belgique, on trouve des valeurs qui se rapprochent beaucoup de celles que fournit la France, on voit de plus que l’année 1817 présente un minimum des naissances, pour les villes comme pour les campagnes, en même temps quun maximum des décès, également manifesté dans les villes et dans les campagnes.

Il est à remarquer que le maximum du nombre des mariages a eu lieu en 1815, malgré l'accroissement de population des années subséquentes. Cette année qui venait à la suite des guerres et des désastres de l'empire, a permis à un grand nombre de jeunes gens de rentrer dans leurs foyers; et, en ramenant la paix, elle a dû donner naissance à beaucoup d'établissements nouveaux.

On peut voir encore, dans les nombres précédents, que le séjour des villes et des campagnes n'a pas présenté une influence bien prononcée pour faire varier les éléments que nous avons considérés. |

J'ai fait jusqu'ici abstraction de l'influence des saisons et des heures du jour; cependant il peut être intéressant de connaître les influences respectives de ces deux périodes que j'ai éliminées jusqu'à présent de mes calculs, en faisant porter mes observations sur les résultats moyens annuels.

Pour rechercher l'influence de la période annuelle, je comparerai les résultats moyens obtenus chaque mois, et j'évaluerai, comme je l'ai fait jusqu’à présent, l'importance de l'écart maximum de la moyenne en plus et en moins. Ce calcul donne les résultats qui suivent. Les nombres relatifs aux naissances et aux décès concernent la Belgique ; les autres sont calculés pour la France :

Page 1