‹ Physicale socialeChapitre 29 sur 151 · PESANT DE GARÇONS. | FILLES. TOTAL. GARÇONS. FILLES · texte numérisé non relu

PESANT DE GARÇONS. | FILLES. TOTAL. GARÇONS. FILLES

1,0 à 1,5 kilog.

(1) On n’a mesuré, ici, que les enfants dont on prenait le poids. Le nombre des observations est plus grand que celui qui m’a servi dans mes premières recherches,

Les nombres sont trop faibles pour que la figure qui représente la hauteur des enfants naissants puisse avoir une grande régularité : on peut reconnaître néanmoins quelle serait approchant sa marche, la voici :

Garçons.

Led -,t 90 0000 2° — PSE RTE PL LA, EE Ne

Quant aux limites, elles ont présenté les valeurs suivantes :

Maximum. Minimum.

Enfants mâles . . 4,50 2,34 — femelles . 4,25 1,12

M. le professeur Richter a fait des recherches semblables à celles qui précèdent, à l'hospice de la Maternité de Moscou (1); et, d'après ses observations, sur 44 enfants nouveau-nés, dont les sexes ne sont pas désignés, les valeurs moyennes ont été de 9 livres x pour le poids, et de 18 pouces ; de Paris pour la taille (je regrette de ne pas connaître la valeur du poids médicinal dont il à été fait usage). Quant à la taille, qui est de 0,501 en nouvelle mesure, elle offre à peu près exactement la même valeur que celle que nous avons trouvée pour les garçons. Les

valeurs-limites obtenues par M. Richter sont les suivantes : Poids. : Taille,

Minimum . . livres. 15 pouces.

Maximum . . Il 21

(1) Synops. praæis. medico-obstetricicæ, 1810. .

Ainsi, le poids à varié dans des limites qui sont comme l'est à 2, de même que nous l'avons trouvé à Bruxelles, pour les garçons. Les limites pour la taille sont plus resserrées et présentent des valeurs qui s'écartent aussi fort peu de celles que nous avons obtenues. |

Du reste, les limites pourraient différer assez sensiblement de la moyenne, surtout pour les poids. On lit dans le Dictionnaire des Sciences médicales, à l'article Færus : « Les recherches faites à l'hôpital de la Maternité, sur plus de vingt mille enfants, prouvent qu'un enfant, né à terme et bien constitué, pèse ordinairement 6 livres ets... On n'a vu dans cet hôpital qu'un très-petit nombre d'enfants du poids de 10 livres5; d’autres, du poids seulement de 3 livres, de 2 livres et quelques onces. » Cette valeur de 6 livres et + ou de 3,059, obtenue par un si grand nombre d'observations, s'accorde très-bien avec la valeur 3°,095 obtenue pour Bruxelles, en ne faisant aucune distinction de sexes ; les valeurs-limites offrent également des différences peu sensibles.

Il est remarquable que les savants qui se sont occupés de rechercher le poids et la taille des enfants nouveau-nés se soient si peu occupés de la différence des sexes. Quoique nos résultats se déduisent d'un petit nombre d'observations, cependant nous croyons pouvoir en conclure, avec une probabilité suffisante, que les valeurs moyennes pour les poids et les tailles des enfants des deux sexes offrent une différence très-sensible. |

D'après les recherches faites sur les relations qui existent entre le poids et l’âge du fœtus, les rapports présentent tant d'incertitude qu'on ne peut en faire usage avec confiance.

C'est Chaussier, si je ne me trompe, qui a fait la remarque que l'enfant diminue un peu de poids immédia-

tement après sa naissance. Cette remarque curieuse méritait d'être vérifiée avec soin : malheureusement je n’ai pu me procurer que sept séries d'observations qui ne vont pas au delà du septième jour après la naissance. Les moyennes calculées pour chaque jour présentent les va-

leurs suivantes :

É Poids de l’enfant.

Après la naissance . . . 3k,126 AUS NOUT ARS MANN Re SI UD High ST a tre eM8n Or SE AO ER AE RS 0 RDS ST ie VO DU MO UOD 2er OP ALT IR 34,088 TO nt lt dulet cjrve ets 000

Il paraît donc effectivement, d'après ces nombres, que le poids de l'enfant diminue un peu, immédiatement après sa naissance, et quil ne commence à croître d'une manière sensible qu'après la première semaine.

Ainsi, dès la naissance, il existe une inégalité entre les poids des enfants des deux sexes. Nous allons rechercher maintenant si cette inégalité subsiste aux différents âges, et examiner les modifications qu'elle subit. J'ai déjà fait connaître des résultats analogues pour la taille ; j'ai cru néanmoins utile de reproduire ici les nouveaux nombres qui ont été obtenus sur les individus des deux sexes que l'on observait pour la détermination du poids. Il était intéressant de faire marcher de front le développement de ces deux éléments chez les mêmes individus.

Dans les estimations des poids, j'ai généralement fait usage de la balance de Sanctorius. Comme cette balance est moins sensible quand elle est peu chargée, et qu'il importe d’ailleurs de prendre de grandes précautions pour le placement du corps dont on veut estimer sa pesanteur, les enfants en bas âge ont été presque constamment pesés sur les bras de personnes dont on avait pris préalablement le poids, en les faisant monter sur le plateau dela balance.

Les observations sur les enfants de quatre à douze ans ont eu lieu dans la plupart des écoles de Bruxelles et à l’hospice des orphelines. Les poids des jeunes gens ont été pris plus particulièrement dans les colléges et à l'École de médecine de Bruxelles. Pour les âges plus avancés, des individus des différentes classes ont concouru aux expériences, quoique ceux des classes inférieures aient été moins nombreux.

Quant aux vieillards, les poids ont été pris en grande partie dans le vaste et magnifique hospice récemment construit à Bruxelles. Les deux tableaux suivants indiquent les résultats tels qu'ils ont été obtenus pour les hommes et pour les femmes.

La première colonne fait connaître Fe âges ; la seconde et la troisième indiquent les valeurs moyennes des tailles et des poids qui Foriesnontenns à ces différents âges. Les valeurs pour les tailles sont à peu près les mêmes que celles que jai données précédemment, excepté pour les individus qui dépassent seize à dix-sept ans; ce qui provient sans doute de ce que les individus de la classe inférieure du peuple ont moins concouru à former ces derniers nombres. J'ai déjà fait voir, en effet, que les jeunes gens qui se livrent aux études et, en général, les personnes des classes aisées de la société, sont plus grandes que les autres. Dans la troisième colonne sont calculés, pour les différents âges, les rapports du poids à la taille, en considérant les valeurs comme des nombres abstraits. Ces rapports ne sont pas déduits immédiatement des nombres contenus dans les deux colonnes précédentes; mais ce sont les moyennes des rapports calculés pour chaque individu. Enfin, les quatre dernières colonnes indiquent le maximum et le minimum de la taille et du poids à chaque âge, pour les individus régulièrement construits.

Table pour la taille et le poids de l'homme aux différents âges.

Page 1