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POIDS ET TAILLE AUX DIFFÉRENTS AGES

On possède peu de renseignements satisfaisants sur le poids de l’homme aux différents âges : on ignore également le mode d'action des causes qui font varier cet élément important. Le manque de recherches à cet égard ne prouve pas en faveur de la curiosité que l’on a de bien connaître notre espèce, si l'on remarque surtout la convoitise avec laquelle on s'occupe du RENE des animaux qui servent à nos besoins.

En supposant le développement du poids le même pour tous les hommes, chacun d'eux, après vingt ans par exemple, devrait avoir exactement la même pesanteur : mais nous savons que cette uniformité n'existe pas; les uns seront plus pesants et les autres aurontmoins qu'un certain poids que l'on pourra considérer comme la moyenne de tous les poids existants pour cet âge. Si l'on mettait, à droite de l’homme fait et de poids moyen, tous les autres hommes qui pèsent plus que lui, et, à sa gauche, ceux qui pèsent moins, en les éloignant proportionnellement aux différences de poids que l’on remarque, comme nous l'avons fait pour les tailles, on serait étonné de voir la

régularité qui S'établirait dans leur succession : on verrait encore les rangs s'éclaircir successivement en S’éloignant de la moyenne avec un ordre vraiment admirable, et l’on trouverait deux points opposés où les poids atteindraient leur maximum et leur minimum. Ces points ne sont pas à égale distance de la moyenne, comme pour les tailles, et la courbe qui les indique en fonction de l’âge serait encore une ligne régulière, mais non parfaitement symétrique par rapport à son grand axe.

On peut prévoir la forme de la courbe dans l’état actuel des choses; mais on ne pourrait mârquer sa nature avec une rigueur mathématique (1) : nous possédons encore trop peu d'éléments pour la bien préciser; ce genre de recherches est entièrement nouveau. Les données positives nous manquent généralement sur le poids régulier de l'homme aux différents âges et pour les différents pays. J'ai tâché de former, avec les données que j'ai pu réunir en Belgique, les éléments nécessaires pour arriver à donner l'exemple de la courbe qu'il s'agirait d'obtenir, et j'ai coordonné les éléments que j'ai avec soin rassemblés pour d'autres pays.

Des recherches sur le poids des enfants nouveau-nés

(1) Faisons l’ordonnée de la courbe, ou le nombre d'hommes d’un poids déterminé, égal à y : cette dernière quantité en somme sera fonction des deux quantités a et b, agissant pour mettre le poids respectivement soit au-

dessous, soit au-dessus de l’ordonnée maximum. L'équation entre ces deux quantités pourra se ramener à cette forme très-simple :

y = (a + bp = am + am D + EM pour la taille, l'expérience nous donnait y — {1 + 1j" am, les deux quantités a et b étant égales entre elles. Pour les poids, les quantités a et b ne sont pas égales, et il s’agit de les déterminer par la connaïssance du dernier membre de l'équation, que nous ferons égal à zéro. Au lieu de la détermination analytique, il vaudra mieux s'arrêter aux résultats de l'expérience et partager l’ensemble des termes en deux parties numériquement égales entre elles.

am—2 b?+ etc.;

ont été faites à l'hospice de la Maternité de Bruxelles. Pour les obtenir, on à fait usage de la balance ordinaire ; mais, dans les différentes observations, on a tenu compte du poids des langes dans lesquels les enfants étaient enveloppés. Les valeurs moyennes, obtenues pour 63 enfants mâles et 56 enfants femelles, sont les suivantes :

Poids. Taille.

k m Enfants nouveau-nés mâles. . 3,20 0,496 (1) — femelles. 2,91 0,483

Aïnsi, dès la naissance, il existait une inégalité pour le poids et la taille entre les enfants des deux sexes, et cette inégalité est à l'avantage des garçons. Quant à la taille, elle est à peu près la même que celle que j'avais trouvée par d’autres observations.

En classant, d'après la grandeur du poids, les nouveau-nés qui ont fourni les valeurs moyennes précédentes, on trouve : | »

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