‹ Physicale socialeChapitre 35 sur 151 · RELATIONS ENTRE LE POIDS ET LA TAILLE · texte numérisé non relu

RELATIONS ENTRE LE POIDS ET LA TAILLE

Si l'homme croissait également dans toutes ses dimensions, les poids seraient aux différents âges comme les cubes des tailles. Or, ce n'est pas ce que l’on observe effectivement. L'accroissement du poids est moins rapide, excepté pendant la première année qui suit la naïssance : alors la proportion que nous venons d'indiquer s’observe assez régulièrement; mais après cette époque et jusque vers l’âge de la puberté, les poids croissent à peu près comme les carrés des tailles. Le développement du poids devient encore très-rapide à l'époque de la puberté, et s’arrête à peu près vers 29 ans. En général, on s'écarte peu de la vérité en posant que, pendant ce développement, les carrés des poids aux différents âges sont comme les cinquiémes puissances des tailles; ce qui conduit naturellement à cette conclusion, en supposant la pesanteur spécifique constante, que l'accroissement transversal chez l'homme est moins fort que l'accroissement en hauteur.

Si nous comparons maintenant entre eux les individus entièrement développés et régulièrement construits, pour connaître les relations qui peuvent exister entre le poids et la taille, nous trouverons que les poids, chez les individus développés et de hauteurs différentes, sont à peu près comme les carrés des tailles. D'où suit naturellement que la section transversale, comprenant la largeur et l'épaisseur, est simplement comme la hauteur de l'homme. On conclut encore de là que, proportion gardée, l'ampleur prédomine particulièrement chez les individus de petite taille.

En Drorien, parmi tous ceux qui ont été soumis à nos observations, les douze individus les plus petits et les douze individus les plus grands, pour l’un et pour l’autre sexe, nous avons obtenu les valeurs suivantes pour les moyennes -des tailles et des rapports du poids à la taille en Belgique.

Rapport Hommes, Taille. du poids à la taille.

Les plus petits. . . Im,5l 36,7 Les plus grands . . I ,822 41,4 Femmes.

Les plus petites . . I1m,456 39,6 Les plus grandes. . 1 ,672 38,0

Ainsi les tailles ont varié, pour les hommes et les femmes entièrement développés et régulièrement construits, dans des limites qui sont comme 5 est à 6 environ; il en est à peu près de même des rapports du poids à la taille pour les deux sexes; d’où suit naturellement, comme nous l'avons déjà dit plus haut, que les poids sont comme les carrés des tailles (1).

Supposons maintenant quon ait groupé les individus, non d’après les âges, mais d'après les tailles, et qu'on ait pris la moyenne des poids pour chaque groupe, par exemple, en allant de dix en dix centimètres : on aura d’abord des groupes d'enfants, puis des groupes d'enfants auxquels se méleront des personnes adultes, ce qui aura lieu chez les hommes pour des tailles à partir de 1",47 environ, et pour les femmes, à partir de 1°,41. Si l’on réduit

(1) En nommant { et T les tailles, » et P les poids correspondants des individus les plus petits et les plus grands, nous avons, en effet, à peu près exactement, par les nombres de la première colonne relatifs aux hommes,

t:T—5:6,et par ceux de la seconde colonne À : = 5 : 6, d'où l’on tire

+ ou bien &? : T° =p : P, Il en est de même pour les nombres relatifs aux femmes.

ensuite ces nombres en table, on parviendra aux résultats” suivants, déduction faite du poids des habits.

Relations entre les tailles et les poids.

EN RG D QC PV PE RE

HOMMES. FEMMES

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