‹ Physicale socialeChapitre 61 sur 151 · PAR RAPPORT À · texte numérisé non relu

PAR RAPPORT À

fr. C. Nr: c, 1851 1,669,797 98 SU TRS 1832 . 1,942,885 64 275,087 66 1855 . 1,928,767 89 258,969 91 1834 . 2,040,027 03 * 370,229 05 1855 . 9,104,607 36 154,809 58 1836 . 2,532,544 07 662,746 09 1837 . 9,582,064 05 912,966 07 1858 . 2,729,199 17 1,052,401 19 1859 . 2,791,898 78 1,122,050 80 1840 . 9,764,435 48 1,094,635 50 A841 2,850,098 98 1,480,301 00 1842 . 2,921,200 39 1,951,402 41 1845 . 2,970,751 82 1,500,955 84 1844 3,038,055 03 1,388,237 05 1845 . 3,159,731 49 1,489,935 51 1846 . 3,304,431 84 1,634,633 86

. Pour bien apprécier les résultats financiers, il faut tenir compte des diminutions successivement imposées au transport des lettres et des marchandises. Elles ont été d'un puissant effet pour le succès de l'industrie, et en général pour l’activité et le bonheur des nations : 1l faut parüculièrement avoir égard à cette espèce de fraternité qui s'est répandue entre les différents peuples, et qui les a successivement rapprochés les uns des autres ; elle a établi en quelque sorte entre eux des liens de famille qui ne feront que se multiplier de plus en‘plus, en préludant à une

(1) Exposé de la situation du royaume (1851 à 1860), publié par le ministre de l’intérieur. Tome Il, page 457, in-4°. 1865.

ère nouvelle dont on est loin de pouvoir apprécier encore les avantages.

L'établissement des communications électriques et les moyens enployés pour simplifier et multiplier l'échange des nouvelles sont encore de date trop récente pour qu'on puisse présenter un coup d'œil général de tous les services qu'on doit en attendre : on peut énoncer cependant dès à présent ceux qu'on est en droit d'espérer. Il suffira même de jeter un coup d'œil sur les moyens puissants qui sont employés dans les différents pays. Le nombre des bureaux télégraphiques ouverts aux correspondances privées, dans les divers États de l'Europe, est indiqué par le relevé suivant, qui comprend les stations des chemins de fer où les appareils sont mis à la disposition du public et qui se rapporte aux informations sur les bureaux, parvenues au 31 décembre 1867 et sur les dépêches télégraphiques en 1863 (1). |

Sur 100,00 Sur 40,000, dépêches télégraphiques nombre des bureaux, ms.

Régions. télégraphiques. parties. arrivées.

Frafion: annee usines bte cdd 048 14,50 13,46 Grande-Bretagne et Irlande. . . . . 1,533 21,03 21,38 Confédération de l'Allemagne du Nord. 1,448 ss TN 36,21 AUITLOHO NE, TON PRE REPOS 9,86 10,06 TT D OR RE ER Re PA 4,04 4,40 BOUT REIN QE 7e NM ORERP ER EE EE 2,09 2,30 BAVILOPOBENE SUN Be RENE EN RE CARE 997 » 5 SUIS EL CUS L'ART CA EE ACTE ER CT 0,85 0,70 Bade (Grand-duché). 1.4/2. ARS POI » »

RUSSIO AP ARR IL HE A RTC) » »

Hepagne Et s HONTE RTS 0,49 0,40 AN UÉTOMDA EEE AL SE ER PET NN 162 ” »

(1) Le nombre des bureaux télégraphiques belges en 1867, est donné par M.J.Vinchent : Annales des travaux publics de Belgique, tome XX V, in-8°. — Les dépêches parties et arrivées sont données par M. M. Block, dans son Annuaire de l’économie politique et de statistique pour 1863, in-18, p. 214.

Dépêches télégraphiques

, - Nombre des TT — — Régions. bureaux télégraphiques. parties. arrivées.

ÉCRAN Ps, 0 NS SN TEE Les 3,99 6,35 PU OPA MES ce Res 133 0,88 0,74 (ETAT UE PARA or AQU qd CRAN D 0,03 0,03 Nono: 00 TAPANT ANNEE TO TIA 0,46 0,41 Dancnath,.n 4x. SÉRANORE 84 27 1,32 Roumanie (Modo: Valachie) RAIN 50 ” »

Borde d'EUrTOper EVER TAINEUR 33 2,04 148 ET ONE V2 ROUE ET OT ET 24 0,08 0,03 Serbie . . AN ele er 25 » »

États de l'Église MT à PR it 23 » »

Luxembourg Le duché) AORETAIOT 18 » »

Moldavie . . . SN LME Lie ide » 0,45 0,32 NE TO CR TE Ne » Or 0,16

On ne peut encore se former des idées bien exactes sur les résultats que promettent de pareils commencements : on voit que l'Angleterre, la France et l'Allemagne, d’où sont plus particulièrement partis les premiers essais de télégraphes électriques, se trouvent le mieux pourvues jusqu'à ce jour de ces précieux instruments. Mais l’état d'équilibre sera successivement atteint, et l’on pourra mieux juger de l'organisation définitive après quelques années encore d’un exercice permanent.

Il est inutile, croyons-nous, de faire observer que, pour rendre la comparaison valable, il faut avoir égard à l'étendue des pays, à leur population et à d’autres circonstances essentielles dans de pareilles circonstances. Pour comparer le grand-duché de Luxembourg à la France, par exemple, ou même la France à la Belgique, il y aurait une quantité de circonstances particulières auxquelles il faudrait avoir égard. La population de la France est à celle de la Belgique à peu près comme 8 est à 1, et son étendue diffère plus encore. D’après la seule différence de population, le rapport, toutes choses égales, devrait être comme 2,242 à 280, mais le rapport observé

est de 2,242 à 374; en sorte que, toutes choses égales, la France devrait avoir 2,992 au lieu de 2,242 bureaux télégraphiques.

L'époque actuelle a renouvelé en quelque sorte la face des choses et créé de nouveaux besoins entre les nations : il était important de les signaler pendant ces accroissements de l'industrie; 1l faut, d'une autre part, ne point perdre de vue les produits de l'intelligence, qui méritent une égale estime.

Je citerai en premier lieu ce qui tient aux plaisirs de l'homme et ce qui concerne plus spécialement les arts libéraux et les compositions dramatiques : il est intéressant de rechercher comment ces sortes de plaisirs, convertis ensuite en besoins, ont pris une marche régulière et semblent concourir pour ennoblir la carrière de l’homme.

Prenons, pour exemple d'une discussion pareille, les ouvrages dramatiques, et choisissons la France pour sujet de comparaison. Afin d'exclure toute idée de système, je ne regarderai comme méritant véritablement d'être mentionnés que ceux donnés par des répertoires qui n'ont pas été établis dans le but où nous voulons en faire usage : Je citerai plus spécialement le Répertoire Picard pour la France, et le British Theatre pour l'Angleterre. Je sais qu'en attribuant au Sicilien autant de mérite qu'au Misanthrope, et à Cinna autant qu'au Don Sanche d'Aragon, il ne saurait y avoir parité. Mais il arrive ici, comme dans les recherches générales et qui ne demandent pas une solution rigoureuse; sur le grand nombre, ces inconvénients disparaissent, et le rapport des productions de premier ordre à celles d’un ordre inférieur peut être regardé comme étant sensiblement le même pour les différents groupes que l’on établit. D'ailleurs, rien n'empêche de parer à cet inconvénient en attribuant, dans un examen de détail,

des degrés de mérite relatif aux divers ouvrages. On peut encore se tromper dans une estimation semblable ; mais en général le résultat probable des erreurs sera d'autant plus atténué, que les observations seront plus nombreuses. On a d’ailleurs le précieux avantage de pouvoir vérifier la loi de développement, en passant d’une nation à l’autre, et de reconnaître comment le maximum se déplace selon les localités. Je

Dans la revue que j'ai faite des ouvrages dramatiques, Jai dû prendre, non pas l'époque à laquelle ils ont été faits, ce qui, la plupart du temps, eût été impossible, mais celle à laquelle ils ont été représentés ; il faudra donc, en général, deux à trois ans de moins, terme moyen, pour chaque date indiquée. Voici les résultats qu'a présentés le théâtre français :

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