POPULATION. ALIENES
| POUR UN ALIÉNÉ, LÉ EN OR RTE RE 1,051,318 1,900 999 Andenne er ner 12,700,000 16,222 785 Pays dè Galles. . . . . . . . 817,148 896 911 OREGON NN 2,095,454 3,652 573 Dew-Xork (MS21) 2.7 1.57. 1,616,458 2,240 721 RC UD En de: 0 5 | 90,000 000 30,000 1,000
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(1) Plusieurs des renseignements qui suivent sont empruntés aux articles que M. Esquirol à insérés dans les Annales d'hygiène : quelques autres sont puisés dans les documents statistiques de France et dans le recueil de M. A Legoyt, intitulé : La France et l'étranger, études de statistique comparée. 1 vol. gr. in-8°. 2e édit. Paris, 1865.
(2) Ces nombres n'offrent que des aperçus. Voyez aussi le Mémorial encyclopédique, mai 1833.
Pour nous faire une idée des effets de cette fatale maladie, nous commencerons par jeter un coup d'œil sur quelques-uns des principaux pays où son influence a été le mieux constatée.
En Norwége, les idiots sont pour un tiers dans le nombre total des aliénés, et pour moitié en Écosse et'dans la principauté de Galles; c’est ce grand nombre de malheureux qui rend si supérieur le nombre des aliénés de l'Écosse comparé à celui de l'Angleterre. On remarque en général que, dans les montagnes, il y a beaucoup plus d'idiots que dans les plaines; et dans les plaines livrées à l'agriculture, on en trouve aussi plus que dans les villes. En France et à New-York, leur nombre paraît être peu considérable.
D'après de nombreuses recherches sur le rapport des hommes aux femmes, qui ont été recueillies en plusieurs pays, très-différents de température, de mœurs et de lois, M. Esquirol a compté, pour 37,825 hommes aliénés, 38,101 femmes, ce qui semblerait indiquer que la différence des sexes a peu d'influence sur ce qui tient à l’aliénation mentale. Il n’en est pas de même des saisons : leur influence est assez prononcée; c’est, du moins, ce quon peut déduire des relevés suivants sur les aliénés admis à Charenton.
Ainsi, ce sont les mois d'été qui ont produit le plus d’aliénations mentales; les guérisons ont aussi été plus nombreuses pendant l'été et l'automne. On conçoit que les folies aiguës éclatent pendant la saison des chaleurs, et que, ces maladies guérissant plus promptement et plus souvent que les folies chroniques, le trimestre d'automne doit présenter le plus de guérisons.