‹ Physicale socialeChapitre 64 sur 151 · ALIÉNATION MENTALE · texte numérisé non relu

ALIÉNATION MENTALE

« La paresse, l'inconduite enfantent la pauvreté; l'immoralité et les passions désordonnées conduisent au crime; la folie atteint les hommes les plus honorables et n’épargne pas toujours les plus sages. Les vices de la société augmentent le nombre des pauvres et des criminels ; les progrès de la civilisation multiplient les fous (1). » Cette opinion a été émise par un homme dont le nom fait autorité dans la science. S'il est vrai que les maladies de

(1) Remarques sur la statistique des aliénés, ete, par M. Esquirol (Annales d'hygiène, décembre 1830).

l'intelligence croissent proportionnellement au développement que prend cette faculté, nous aurons une nouvelle mesure qui pourra contrôler celle que j'ai essayé d'établir précédemment. Cependant il est bon de prévenir qu'en prenant indistinctement tous les aliénés, on pourrait être conduit à des résultats peu exacts. Il convient, en effet, de distinguer deux classes parmi les aliénés : M. Esquirol observe avec raison que ce n’est pas l’idiotie, mais que c'est la folie proprement dite qui est en rapport direct avec la civilisation. L'idiotie est un état dépendant du sol et des influences matérielles ; tandis que la folie est le produit de la société et des influences intellectuelles et morales. Dans lidiotie, ces causes ont empêché le développement de l'organe et, par conséquent, la manifestation de l'intelligence. Dans la production de la folie, le cerveau est surexcité et dépasse sa puissance physiolo-

gique (1).

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