‹ Physicale socialeChapitre 93 sur 151 · AUTRICHE · texte numérisé non relu

AUTRICHE

Dalmatre 12M200mie 2,540 Gallicie et Bukovine . 14,105 YPO NE LISE 2,516 Moravie et Silésie. . 3,545

Autricheintér.(Gratz, Leibach, Trieste). . (1)2,479

Au‘riche inférieure (rôtes de l’'Ens) . . fè 7,099

DOHÉMENL ISERE (1)7,221

1 Écoliers PRUSSE. sur 1,000 enfants.

PASSER MEME IN 29,741 451 SAR LL Prat CA 27,588 491 Posen. . : j 31,440 SUÉSIO Eire 63 53,714 Westphalie. . . . J 38,436 Brandebourg . .:. 5,4 39,486

Poméranie . . . . 92,131

Il serait assez difficile d'indiquer les différentes races d'hommes qui ont peuplé les pays mentionnés dans le tableau précédent, parce qu'elles se sont tellement confondues, dans certaines parties, que le caractère primitif s'est à peu près effacé. La race germanique prédomine dans les États de la Prusse, et s’est mélée avec les Sla-

(1) Les nombres pour la Bohême et l'Autriche intérieure ne sont relatifs qu'aux quatre années 1819, 1820, 1822 et 1823.

vons septentrionaux, particulièrement le long de la côte de la Baltique et dans l’ancienne Prusse, et avec les Slavons occidentaux dans le grand- duché de Posen et la Silésie. Dans les États autrichiens, et surtout dans la partie orientale et septentrionale, la race slavonne s'est encore mélée à la race germanique; Malte-Brun pense même que, dans la Moravie, les Slavons sont trois fois plus nombreux que les Allemands (1); ils sont partagés en plusieurs peuplades dont la plus remarquable est formée des Valaques, « ils sont braves à la guerre, tolérants dans leur religion, et d'une probité scrupuleuse dans leurs relations habituelles. » Les Tyroliens, formés des anciens Rhœti, seraient, selon Pline (2), originaires de l’Étrurie ; les Dalmates, d'origine slavonne, se sont aussi mêlés aux Italiens.

Il paraîtrait donc encore, d'après le tableau qui précède, que les crimes sont plus nombreux dans la Dalmatie, où le sang du Midi s'est mêlé au sang des peuples du Nord. Chez les Tyroliens, on trouve de même les traces de passions plus vives que chez les autres peuples soumis à la domination autrichienne, excepté cependant chez les habitants de la Gallicie, descendants des Rousniaques qui proviennent, avec les Croates et les Dalmates, des Slavons orientaux (3). Quand on classe les peuples d’après les crimes, ils se présentent dans l'ordre suivant : Étrusques ou ltaliens, Slavons et Allemands (4). Du reste les

(1) Précis de Géographie universelle, livre 145.

(2) Livre IIT, ch. XIX.

(3) Malte-Brun, Précis de Géographie universelle, livre 116.

(4) Les Slavons occidentaux sont composés, selon Malte-Brun, des Polopais, des Bohêmes ou Tcheches, des Slovaques de Hongrie, des Sorabes ou Serbes dans la Lusace. Livre 116. « Ce qui distingue le Slave de l’Allemand, c'est le soin qu'il prend de ses propriétés et le désir constant qu'il montre d'en acquérir ; il est moins laborieux, moins susceptible d’attache-

Slavons orientaux ont plus de penchant au crime que les Slavons septentrionaux et occidentaux, qui se sont plus mêlés avec les Allemands et qui jouissent d’une civilisation plus avancée. On voit, d'après le tableau précédent, que l'état de l'instruction en Prusse a un rapport très-direct avec le nombre des crimes ; il en est à peu près de même dans les pays soumis à la domination autrichienne. G

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