ÉTAT , RAPPORT. RAPPORT
INTELLECTUEL. HOMMES. | FEMMES. — HOMMES. | FEMMES. — (FRANCE.) 1828-1899. 1830-1831 +
CES SERRE RENTE PTE PI SDIEIEA E R O 2
Ne sachant ni lire miécrirer"}, {14106 É 3,3
Sachant lire ou écrire imparfaitement. . à
Sachant bien lire et écrire .
Ayant recuuneinstruction supérieure au 4er degré. .
Dont l’état intellectuel n’a pas été constaté .
* Ces nombres ne nous apprennent rien quant à la population, car nous savons peu comment les lumières sont réparties en France, mais nous voyons du moins qu’elles ont une grande influence quant au sexe. Je crois qu'on pourrait interpréter ces résultats, en disant que dans les classes inférieures où l'instruction est à peu près nulle, les habitudes des femmes se rapprochent plus de celles des hommes, et que plus on s'élève dans les classes de la société, et par conséquent dans les degrés de l'éducation,
plus la femme contracte une vie retirée, et moins elle a | l'occasion de commetre le crime, toutes choses égales d'ailleurs. Ces rapports sont trop différents pour qu'on ne | sente pas combien nos habitudes et notre position sociale ont d'influence sur le crime.
Il est à regretter que les documents de la justice pour les Pays-Bas ne contiennent rien sur la distinction des sexes, on voit seulement, d'après le mouvement des pri-
sons et des maisons de force et de détention, 2° recueil officiel, qu'au 1° janvier 1827, le nombre des hommes était de 5,162, et celui des femmes de 1,193, ce qui donne 100 femmes pour 433 hommes ; en faisant usage des documents qui mavaient été confiés par M. le baron de Keverberg, j'avais trouvé qu'en 1825 ce rapport était de 100 à 314. | |
D'après un écrit de M. Ducpetiaux, sur l’état des prisons en Belgique, on comptait, au 1% janvier 1833, parmi les prisonniers, 2,281 hommes et 550 femmes; ce qui donne le rapport de 405 à 100. Parmi ces prisonniers se trouvaient 1,364 hommes et 326 femmes ne sachant ni lire ni écrire, de sorte que l'état intellectuel des détenus était à peu près le même pour les deux sexes; le rapport de la population entière à ceux qui ne savaient ni lire ni écrire était en effet comme 100 à 61 pour les hommes, et comme 100 à 60 pour les femmes. Au nombre des prisoriniers dont il vient d'être parlé, ne se trouvent pas compris 419 individus qui étaient détenus dans la maison centrale militaire, sur lesquels 282 ne savaient ni lire ni écrire : ce qui donne le rapport de 67 sur 100 (1).
Si l’on examine ce qui se passe devant les tribunaux correctionnels de France, on trouve que le rapport entre les prévenus des deux sexes a été de 529,848 à 149,565,
(1) D’après les tableaux statistiques de la France relativement aux jeunes gens inscrits pour le service militaire en 1827,on comptait (M. de Férussac, Bulletin de novembre 1829, page 271) :
Nombre Nombre
absolu. relatif.
Jeunes gens sachantlire . . . . . 13,794 5 » sachant lire et écrire . . 100,787 37 ” ne sachant ni lire ni écrire 157,510 08 272,091 100
Ce rapport de 58 sur 100 est un peu moins défavorable que celui donné par les prisons, qui est de 60 sur 100.
c'est-à-dire qu'on a compté 28 femmes pour 100 hommes. Ainsi pour les délits d’une gravité moindre et qui se jugent devant les tribunaux correctionnels, les femmes ont été un peu plus nombreuses comparativement aux hommes.