ACTOR
Il ne faudrait pas croire, par ce qui a été écrit ci-dessus, que toutes les incitations végétatives et somatiques nées à la périphérie aboutissent uniquement et invariablement au cortex. En effet, à différents niveaux du tronc cérébral, un certain nombre de ces stimuli quitte les voies principales pour gagner par des systèmes secondaires des plages d’interneurones constituant Îles régions réticulées où se font les corrélations végétativo-somatiques. Nous avons vu, lors du rappel anatomique, l’existence du système bulbo-réticulo-mésencéphalohypothalamique qui constitue une des régions réticulées.
Dans ces conditions, n'est-il pas périmé de continuer à parler de l’autonomie du système nerveux végétatif. En effet, non seulement il possède des voies homologues de celles du système nerveux somatique mais, en plus, les afférences qu’il conduit se combinent au niveau de régions communes avec celles du système somatique et par le jeu d’interrelations infinies au niveau de ces régions communes se réalise l’unité fonctionnelle du ssytème nerveux.
De la même facon, le système nerveux végétatii présente des corrélations fonctionnelles avec le système endocrinien. Lors du rappel anatomique du système nerveux végétatif, nous avons vu l'existence des fibres unissant l’hypothalamus à l’hypophyse postérieure, mais aussi à l’hypophyse antérieure, fibres mises en évidence par Roussy. D’autre part, l’hypothalamus contient des centres hypophyso-régulateurs. Le complexe hypophysaire agit en retour sur l’hypothalamus par des sécrétions qui remontent
le long de la tige par le phénomène de la neurocrinie.
Sachant le rôle joué par l’hypothalamus dans le fonctionnement du système nerveux végétatif et celui joué par l’hypophyse dans le système endocrinien, on comprend l’importance de ces corrélations qui agissent dans le jeu des grandes fonctions
vitales de l’organisme.
En résumé, nous pouvons dire que le système nerveux vécgé-
tatif, considéré dans son ensemble, est loin d’être autonoine et
EdAGe
se trouve en corrélation très étroite avec le système nerveux somatique et le système endocrinien. Le jeu de ces corrélations. particulièrement complexes, permet d’assurer toutes les multi-
ples régulations nécessitées par l'équilibre de l’organisme.