‹ Physiocrates (volume 2)Chapitre 49 sur 99 · I. — Le droit naturel et la philosophie morale · texte numérisé non relu

I. — Le droit naturel et la philosophie morale

\° Désirer sa conservation, son bien-être, c'est r attrait naturel de tous les hommes.

2° Pourvoir à cette conservation, à ce bien-être, c'est le devoir nature de tous les hommes.

5° Pour que tous les hommes puissent suivre cet attrait et remplir ce devoir naturel de mieux en mieux, autant qu'il est possible, il faut nécessairement deux conditions : la première, que nul homme n'opère jamai. sa conservation et son bien-être, en empêchant la conservation et le bî« :i-étre d'autres hommes; la seconde, que tout homme opère le ph.s ^d'il est possible sa conservation et son bien-être, en procurant la conservation et le bien-être de quelques autres hommes.

mnonn iio\ \ la philosophie écowmiqie. hi<>

irois vérités indubitables renferment la loi naturelle, l'ordre so- < i;d, le droit des gens; c'est mie illusion 1res absurde et très dangereuse de les chercher ailleurs.

Il est souverainement évident que, s'il s'offre à un homme, à plusieurs hommes deux moyens de procurer leur conservation et leur bien-êlre, que Tuiî de ces moyens soit destructif de la conservation et du bien-être d'un ou de plusieurs autres hommes, que l'autre soit cooservatif et augtatifde <e bien-être, s'ils choisissent le premier et rejettent le second, l'attrait naturel sera d'autant moins suivi, le devoir naturel sera d'autant moins rempli, le vœu de la nature pour la prospérité de fessera moins accompli.

nt évidemment les idées de justice, de crime ou délit* et bienfaisance par essen<

pas empêcher la conservation et le bien-être des autres hommes, I justice. Les empêcher, c'est crime ou délit.

Vu contraire, les procurer, c'est bienfaisance*' Et ce, par l'ordre éternel, immuable, irrésistible de la nature et de son auteur suprême, indépendamment de tout ce que les hommes peuvent faire, dire ou penser; et ce, avant toute convention humaine, tout jttétê, toute société; et te, dans tous les cas, dans tous les lieux, dans toutes les circonstances,

Vmlh le droit naturel et ta philosophie morale, qm sont d'une certî- «ipérieure à tout.

IL — La loi sociale et le droit des gens.

L L a conservation et le bien-êlre de Pespèce humaine et de chacun des individus qui la composent, dépendent des jouissances utiles ou agréables.

2* Ces jouissances utiles ou agréables sont attachées à l'usage des productions naturelles plus ou moins façonnées par l'art.

Donc, la bienfaisance consiste a multiplier les productions naturelles, perfectionner les arts qui les rendent propres aux jouissances utiles agréables qui font la conservation, le bien-être des individus» la propagation et la prospérité de l'espèce*

HC, la justice consiste à ne pas diminuer la masse de ces producttûloreUes, à ne pas empêcher son accroissement, à ne pas délét art qui les rend propres aux jouissances, li ne pas empêcher sa n progressive et continuelle.

tne ou le délit consiste à diminuer celle masse de produr-

lions, à empêcher son accroissement, à détériorer l'art, à empêcher sa perfection.

Voilà la loi sociale et le droit des gens, de par la nature et «on ordre évident.

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