‹ Physiocrates (volume 3)Chapitre 24 sur 92 · ANALYSE DES ÉTATS POUCES · texte numérisé non relu

ANALYSE DES ÉTATS POUCES

Homo homini quid prosstat ?

TlKBMCB.

CHAPITRE I. Analyse des trois sortes d*Arts qui s'exercent dans les États policés.

I*'. — De la Nature et de F Art en général.

Uhomme ne peut se conserver sur la terre, s'y procurer le bien-être, qu'en appliquant à cet usage des objets dont les jouissances utiles ou agréables nous préservent de la douleur et de la mort, perpétuent les individus ou l'espèce, et nous font une vie douce, une existence commode.

J'ose croire que celte première idée n'a pas besoin d'être éclaircie. Les objets propres à nos jouissances utiles ou agréables s'appellent des biens.

Mais tous ces objets de jouissances, tous ces "biens, même ceux qui paraissent les plus composés, se réduisent en dernière analyse à des productions naturelles plus ou moins façonnées.

La première distinction économique semblerait donc être celle de la nature, qui produit les objets propres à notre conservation ou à notre bien-être; de l'art qui les assemble, qui les divise, qui les polit en mille et mille manières différentes.

En effet, quand on réfléchit sur les productions naturelles que Tindustrie façonne dans les grandes sociétés, pour en former divers objets propres à nos jouissances, on reconnaît bientôt que ces productions, même dans leur état brut, ou dans leur plus grande simplicité primitive, sont, il est vrai, des présents de la nature, mais aussi des effets de Vart^ et même de trois espèces d'arts qui s'exercent dans les Ktats policés ,

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c'est-a-dire de l'art social, de Tart productif et de l*art stérile. C'est ce que je dois expliquer.

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