II. — De$ vériiahlen faveurs dues au Commerce
Liberté générale^ immunité parfaite^ facilités universelles^ voilà ce qu'il faut procurer aux trafiquants et même aux producteurs, aux façonneurs et aux consommateurs qui commercent ou font des échanges immédiatement par eux-mêmes, sans se servir du ministère des hommes qui achètent pour revendre.
Liberté générale^ qui dépend de la législation et de l'exercice de la justice distributive.
Immunité parfaite^ qui dépend de Tadministration, considérée quant a la recette des revenus du souverain.
FacUUés umverselies^ qui résultent de la même administration , considérée quant à la formation, à Tentretien , \k la perfection progressive des grandes propriétés communes.
Liberté^ qui a besoin encore d'une autre fonction de Tautorité protégeante, c'est-k-dire de la force militaire et politique, tant au dedans qu'au dehors. Facilités qui supposent aussi le ministère principal de Tautorité instruisante, ou le soin de répandre les connaissances, l'émulation, les bons exem|)les.
Le résultat de ces vraies faveurs faites au commerce , c'est qu'il y a beaucoup de productions récoltées, beaucoup de façons, de voitures, d'achats, de reventes, beaucoup de jouissances et de bien-être. — Par conséquent, beaucoup de traflquants et de justes profits ou salaires pour récompense de leurs peines. Car tout profit est juste, quand il y a pleine liberté.