‹ PhysiocratesChapitre 144 sur 157 · PAR UN AMI DU PEUPLE · texte numérisé non relu

PAR UN AMI DU PEUPLE

Le prix du pain, du vin , des autres denrées , et de toutes les marchandises, est fixé par la quantité d'écns qu'il faut donner pour awirun setier de blé, ou un muid de vin, ou une quantité quelconqued*ane antre marchandise.

Quand on achète une marchandise, on échange contre elle des écus, qui sont aussi une sorte de marchandise.

En tout échange de deux marchandises Tune contre Tautre, s*il s'en présente beaucoup de Tune au marché , sans qu'il y en ait davantage de l'autre , ceux qui veulent se défaire de la marchandise surabondante en donnent une plus grande quantité.

On dit que les assignats vaudront l'argent , et serviront aussi bien que l'argent; si cela est , comme il n'y aura ni plus de pain, ni plus de vin qu'auparavant , ceux qui voudront avoir du pain avec les assignats oo avec de l'argent, seront donc obligés de donner plus d'assignats ou plus d'argent pour la même quantité de pain et de vin.

On veut mettre autant d'assignats qu'il y a déjà d'argent dans le royaume : c'est donc comme si on doublait la quantité de l'aident

Mais s'il y avait le double d'argent, il faudrait acheter les marchandises le double plus cher, comme il arrive en Angleterre, oii il y a beaucoup d'argent et de papier, et où une paire de souliers coûte 12 francs.

* Nous avons raconlé dans la Notice sur Dupont de Nemours, p. 522 de ce Tolume, la dénonciation dont cet opuscule fut Pobjet au sein de l'Assemblée constituante. Quand cet incident eut lieu, et lorsque Ton ignorait encore quel était Tauteur de la l)rochure incriminée, Dupont prit la parole en ces termes : « Si l'Assemblée entend prononcer sur la brochure qu'on lui dénonce , je demande qu'elle en prenne connaissance : si celte motion est incendiaire , son auteur doit être puni , et il ne sera pas difficile à trouver. Mais, si elle ne contient que des idées philosophiques, et si elle n*esl point une motion incendiaire, Tautcur ne sera ni recherché, ni puni. U question e.«t donc de savoir si la brochure est coupable (MoniUur du 11 septembre 1790). » (E. D.)

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