‹ PhysiocratesChapitre 35 sur 157 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Le total des cinq milliards^ partagé d'abord entre la classe productive et la classe des propriétaires^ étant dépensé annuellement dans un ordre régulier qui assure perpétuellement la même reproduction annuelle , il y a un milliard qui est dépensé par les propriétaires en achats faits à la classe productive^ et un milliard en achats faits k la classe stérile. La classe productive^ qui vend pour trois milliards de productions aux deux autres classes, en rend deux milliards pour le payement du revenu, et en dépense un milliard en achats qu'elle fait à la classe stérile : ainsi la classe stérile reçoit deux milliards^ qu'elle emploie k la classe productive en achats pour la subsistance de ses agents et pour les matières pre-

6^ QDESNAÏ.

mières de ses ouvrages; et la classe productive^ dépense elle-même annullement pour deux milliards de productions, ce qui complette la dépense ou la consommation totale des cinq milliards de reproduction annuelle.

Tel est Tordre régulier de la distribution de la dépense des cinq mil'liards, que la classe productive fait renaître annuellement par la dépense de deuœ milliards d^avances annuelles, comprises dans la dépense totale des cinq milliards de reproduction annuelle.

On va présentement offrir aux yeux du lecteur la formule arithmétique de la distribution de cette dépense.

À la droite, en tête, est la somme des avances de la classe productive^ qui ont été dépensées Tannée précédente, pour faire naître la récolte de Tannée actuelle. Au-dessous de cette somme est une ligne qui la sépare de la colonne des sommes que reçoit cette classe.

A la gauche, sont les sommes que reçoit la classe stérile.

Au milieu^ en tête, est la somme du revenu qui se partage, h droite el^ à gauche, aux deux classes^ où elle est dépensée.

Le partage de dépense est marqué par des lignes ponctuées, qui parlent de la somme du revenu et vont, en descendant obliquement, à Tune et à Tautre classe. Au bout de ces lignes est de part et d'autre la somme que les propriétaires du revenu dépensent en achats k chacune de ces classes.

Le commerce réciproque entre les deux classes est marqué aussi par des lignes ponctuées qui vont en descendant obliquement de Tune à Tautre classe, où se font les achats; et au bout de chaque ligne est la somme que Tune des deux classes reçoit de Tautre ainsi, réciproquement, par le commerce qu'elles exercent entre elles pour leurs dépenses *.

* Cliaque somme que reçoivent la classe productive et la classe stérile suppose une double valeur, parce qu^ily a vente et achat, et par conséquent la valeur de ce qui est vendu et la valeur de la somme qui paye Tachât ; mais U n'y a de consommation réelle que pour la valeur des cinq milliards qui forment le total de la recette de la classe productive. Les sommes d'argent qui passent à chaque classe, s'y distribuent par la circulation d'une somme totale d'argent qui recommence chaque année la même circulation. Cette somme d'argent peut être supposée plus ou moins grande dans sa totalité, et la circulation plus ou moins rapide ; car la rapidité de la circulation de l'argent peut suppléer en grande partie à la quantité delà masse d'argent. Dans une année, par exemple, où, sans qu'il y eût de diminution dans la reproduction, il y aurait une grande augmentation du prix des productions , soit par des facilités données au commerce, ou autrement, il ne serait pas nécessaire qu'il y ei^t augmentation de la masse pécuniaire pour le payement des achats de ces productions. Cependant il passerait dans les mains des acheteurs et des vendeurs de plus grosses sommes d'argent, qui feraient croire à la plupart que la masse d'argent

Enfin, le calcul se termine de chaque côté par la somme totale de la recette de chacune des deux classes. Et Ton voit que dans le cas donné, lorsque la distribution des dépenses suit Tordre que Ton a décrit et détaillé ci-devant, la recette de la classe productive, en y comprenant ses avances, est égale à la^ totalité de la reproduction annuelle, et que la culture, les richesses, la population restent dans le même élat, sans accroît ni dépérissement. Un cas différent donnerait, comme on Ta dit plus haut, un résultat différent.

REPRODUCTION TOTALE : 5 milliards.

iVAMCBS

aDDueUles de ta classe productive.

f milliards^

REVEMO

pour les propriétaires des terreSyie Souverain et les déoimateurs.

t milliards.

AVANCES

de la classe sUrile.

i miUiard.

milliard. .

. t milliard.

Soromos qui servent à payer le revenu •! les iniér^s des avances primitives.

1 milliard.

milliard.

. t milliard.

Dépenses des avances annuelles.

t miiliards.

Total. 8 miiliards.

Total , S milliards.

dontia moitié

est retenoe

parcelle

classe pour

les avances

de l'année

suivante.

Si les propriétaires dépensaient plus k la classe productive qu'à la classe stérile^ pour améliorer leurs terres et accroître leurs revenus, ce surcroit de dépenses employé aux travaux de la classe productive devrait être regardé comme une addition aux avances de cette classe.

moimayé serait fort augmentée dans le royaume. Aussi cette apparence équivalente à la réalité est-elle fort mystérieuse pour le vulgaire.

■ Voyez, dans la notice sur Quesiiay, pages 12 et 15 de ce volume, ce qui a été dit de la première édition et du développement plus étendu, selon toute apparence, du Tableau écofumique. (E. D.)

La dépense du revenu est supposée ici, dans Tétat de prospérité, se distribuer également entre la classe productive et la classe stérile, au lieu que la classe productive ne porte qu'un tiers de sa dépense à la classe stérile, parce que les dépenses du cultivateur sont moins disponibles que celles du propriétaire; mais plus Tagriculture languit, plus alors on doit lui consacrer en partie les dépenses disponibles pour la rétablir.

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