‹ PhysiocratesChapitre 47 sur 157 · GOUVERNEMENT ÉCONOMIQUE D'UN ROYAUME AGRICOLE · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT ÉCONOMIQUE D'UN ROYAUME AGRICOLE

WIS DE L'EDITEUR\

Le Droit naturel des hommes leur indique un ordre social physique, fondé invariablement, et pour le plus grand avantage de Thumanité, sur les lois naturelles et constitutives d'un gouvernement parfait. Nous venons de voir la marche de Tordre social physique exposée dans le Tableau économique. Les Maximes générales suivantes réunissent les principales lois naturelles et inmiuables conformes à Tordre évidenmient le plus avantageux aux hommes réunis en société. Les Notes qui y sont jointes y ajoutent encore des développements. Tous ces ouvrages sont intimement liés et forment un ensemble complet, comme les racines, le tronc, les branches et les feuilles d'un arbre fécond et vigoureux fait, j'ose le dire, pour durer autant que le monde , et pour enricliir, par des fruits toujours abondants, les hommes qui voudront en profiter.

Nous voici arrivés dans ce llecueil à la partie la plus intéressante pour le plus grand nombre des lecteurs qui ne demandent que des résultats, et à qui leurs occupations ne permettent pas de saisir autre chose. Les maximes, quand elles sont vraies, quand elles sont fondées sur Tordre naturel, sont toujours accordées et consenties ; elles passent de bouche en bouche et se retiennent avec facilité. Les savants, les hommes d'État, les génies supérieurs, en connaissent les principes et les preuves ; ils en ont une évidence entière et raisonnée. Les hommes ordinaires et le peuple même en ont, si Ton peut ainsi dire, l'évidence de sentiment. Ce qui leur assure ce consentement général est que les véritables maximes ne peuvent pas être l'ouvrage des honmies ; elles sont l'expression des lois naturelles instituées par Dieu même, ou elles ne sont pas maximes. Dans celles qu'on va lire , il y en a plusieurs qui paraîtront, au premier coup-d'œU, n'être que des conséquences nécessaires de ceDes qui les précèdent II sera cependant aisé de remarquer que Ton ne pourrait en retrancher aucune sans altérer la perfection de cette espèce de Code

Cet Avis est de Dupont de Nemours.

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