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III. — TERRE, AGRICULTURE, SOURCE UNIQUE DE RICHESSES

Qxte h 9ouverain et la nation ne perdent jamais de vue^ que la terre est VuniqtAe source des richesses^ ; et que c'est F agriculture qui les muUipUe *. Car Faugmentation des richesses assure celle de la population; les hommes et les richesses font prospérer Tagriculture, étendent le commerce, animent Findustrie, accroissent et perpétuent les richesses. De cette source abondante dépend le succès de toutes les parties de Tadministration du royaume.

* Ce point fondamental de la doctrine de Qoetnay paratt notammeut emprimCé à Cantilion, qui s'exprime ainsi :

« La terre estla source ou la matière d*où Ton tire la richesse ; le travail derhomme est la forme qui la produit ; et la richesse en elle-même n'est autre diose que la nourriture, les commodités et les agréments de la vie. —La terre produit dellierbe^

des racines, des graines, etc Le travail de l'homme donne la forme de riebease à

tout cela. — Les rivières et les mers fournissent des poissons pour la, nourriture de rhomme, et plusieurs autres choses pour Tagrément ; mais ces mers et ces ririèreii appartiennent aux terres adjacentes ou sont communes, et le travail de Thomme en tire le i^isson et autres avantages. »» ( Etsai sur la nature du commerce^ ch. 1. )

11 en est de môme de Tidée que le produit net territorial est le fonds sur lequel vivent tous ceux qui n'appartiennent pas à la classe agricole.

«( Il n'y a, dit Cantilion, que le prince et les propriétaires des terres qui vivent dans rindépendance ; tous les autres ordres et tous les habitants sont à gages ou entrepreneurs... Quoiqu'il en soit, qu'on examine les moyens dont un habitant subsiste, on trouvera toujours, en remontant à leur source, qu'ils sortent du fonds du propriétaire, soit dans les deux tiers du produit qui est attribué aux fermiers, soit dan^^ le tiers qui reste au propriétaire. (Ibid., ch. XH, intitulé : Tous les ordres et tout les hommes d'un État subsistent et s'enrichissent aux dépens des propriétaires des terres, ( E. D. )

* Le commerce réciproque avec l'étranger rapporte des marchandises qui sont payées par les revenus de la nation en argent ou en échange; ainsi, dans le détail des revenus d'un royaiune , il n'en faut pas faire un objet à part qui formerait un double emploi. Il faut penser de même des byers de maisons et des rentes d'intéréu d'argent; car ce sont, pour ceux qui les payent, des dépenses qui se tirent d'une autre source, excepté les rentes placées sur les terres, qui sont assignées sur un fonds productif; mais ces rentes sont comprises dans le produit du revenu des terres. Ainsi ce sont les terres et les avances des entrepreneurs de la culture , qui sont la source unique des revenus des Nations agricoles. *

î Voyex Taiialrse des éJéments de la richesse nationale, par Turgol, § XC et suiv. des Réflexions tur ta formation et la distribution de la richesse, Cfst h d^Tttoppemenl an idée* prérédenies. (E,V, )

MAXIMES CÉiNÉRAIJSS DU GOUVERNEiVlENT. ^^

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