‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 159 sur 203 · MOYENNES · texte numérisé non relu

MOYENNES

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1. Nous pouvons présenter ce tableau sous une forme plus saisissante, en ne donnant que les moyennes. (Tabl. XV.)

Nous n’avons pas introduit les décimales : dans l'espèce cela est inutile, car il s’agit ici d’un rapport. Ce tableau diffère un peu du précédent; car nous x avons introduit seulement, dans les chiffres relatifs aux chlorures, les expériences portant sur pigeons, poissons et cobayes, tandis que le tableau XV contient les expériences faites sur tous les animaux, sauf écrevisses et limaçons.

biance d’une manière analogue, et ils portent leur action - sur le même tissu; on ne ‘doit done pas les comparer avec - J’autres qui agissent différemment, avec les sels d'argent, par exemple, qui ne peuvent s'éliminer; avec l’oxyde de carbone, qui se combine aux globules rouges; avec le curare, qui est un poison des terminaisons nerveuses, etc. D'autre part, le poison agissant vraisemblablement sur le système nerveux, les plantes, qui n’ont pas de système nerveux, se comporteraient sans doute suivant des lois tout à fait différentes ‘.

9° En comparant les chlorures, les bromures et les iodures, on trouve que les chlorures sont moins toxiques que les bromures, et les bromures moins que les iodures. Et cette loi offre une très grande régularité. Si la toxicité moyenne des

1. Dans la première partie de ce mémoire (voyez plus haut, page 430), en comparant le lithium, le sodium, le potassium, le rubidium et le césium, j'avais constaté la très faible toxicité du sodium, mais j'ai ici laissé le sodium de côté intentionnellement. Il est certain que le sodium, faisant partie intégrante de l'économie, ne peut être considéré comme une substance toxique au même titre que le lithium, le rubidium et le potassium, qui sont des éléments étransers à nos tissus.

De plus, même au point de vue chimique, le sodium forme un groupe intermédiaire, au moins d'après la classification de M. MexpeLéerr et de M. Lornar Meyer, ce qui lui donne peut-être des propriétés physiologiques quelque peu différentes. Il ne rentre pas dans la série périodique primaire Li, K, Rb, Cs.

Nous ne devons donc pas faire entrer le sodium en ligne de compte; car le mot intoxication par un chlorure alcalin signifie, selon toute vraisemblance, déplacement du chlorure de sodium normal du système nerveux par un autre sel alcalin hétérogène.

Quant au césium, mes expériences ont été trop peu nombreuses pour en déduire quoi que ce soit de définitif. Je me propose de reprendre cette étude du césium.

Si donc nous faisons l'élimination du sodium et du césium, nous trouvons les données suivantes :

7 milligrammes de lithium intoxiquent de l'animal vivant 70 grammes. 39 — de potassium — — 67 — 85 — de rubidium —— — 53 —

Ces chiffres sont très concordants, et ils prouvent en outre que, à poids moléculaire égal, les métaux alcalins sont à peu près également toxiques, mais

que ceux dont le poids atomique est élevé sont un peu plus toxiques, à molécule — égale.

iodures est de 100, celle des bromures sera de 126, et celle des chlorures de 139 (en poids moléculaire).

Mais, si nous reprenons un des tableaux donnés plus haut, relativement aux doses toxiques absolues, nous pouvons en déduire, pour le chlore, le brome et l’iode, les chiffres sui-“ vants, qui expriment, en poids absolu, la dose toxique.

Dose toxique de chlore. , 0,47 Dose toxique de brome, . 0,97 Dose toxique d’iode. . , . 1,22

Ainsi, par rapport au poids absolu, l’iodure est moins toxique que le bromure, et le bromure moins toxique que le chlorure, tandis que, par rapport au poids moléculaire, c'est précisément l'inverse qui est vrai. Or c’est seulement cette quantité moléculaire qui est intéressante ; et ten nous pouvons formuler cettre troisième loi :

C. À poids moléculaire éqal, le chlore, le brome et l'iode (combinés aux métaux alcalins) sont à peu près également toxiques; mais us le sont d'autant plus que leur poids atomique est plus élevé.

10° Les différences qu'on constate entre les divers animaux sont, selon toute vraisemblance, dues en majeure partie à l'absorption plus ou moins rapide, d’une part; et, d'autre part, à l'élimination plus ou moins rapide. Comme avec le lithium | l'élimination est très lente, et permet alors à l'absorption de se faire complètement, les causes d'erreur sont faibles. Aussi les chiffres obtenus avec Le Hithium sont-ils très réguliers‘. Au contraire, avec Le potassium, qui est mal absorbé, les erreurs sont fréquentes; mais, en répétant les expériences, on à vu qu'on peut arriver à un chiffre voisin du chiffre vraisemblable. |

1. Sauf le cas où il y a de grandes différences dans la température extérieure.

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