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ExPÉRIENCE XI. — Pigeon de 254 grammes. Injection de 0,036 de Li I. (Au froid.)
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EXPÉRIENCE XIL. — Pigeon de 300 grammes. Injection de 0,033 de Li Br, (Au froid.)
Poids.
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Il semble résulter de ces expériences, d’une part, que la diminution de poids se fait dans les deux, ou trois, ou quatre jours qui suivent l’expérience. Au bout de ce temps, trois phénomènes peuvent se passer : ou bien l'animal continue à perdre de son poids, et alors il meurt (quand la perte de poids est d'environ 40 p. 100), ou bien son poids reste stationnaire, ou bien il reprend le dessus, et revient à son poids normal. Mais Le détail de ces diverses influences exige évidemmentune étude toute spéciale qui ne peut prendre place dans ce mémoire. | Chez les poissons et les tortues, on n’observe qu'une diminution minime dans le poids du corps, ce qui s'explique bien par la lenteur, chez ces animaux, des phénomènes chimiques de nutrition ou de dénutrition1.
Les faits indiqués plus haut montrent que les éléments du système nerveux qui président à la nutrition et à l’assimilation sont lésés. La dénutrition se fait continuellement, presque sans effort; elle a lieu également sur les animaux sains et sur les animaux malades. Mais ce qui exige un travail actif du système nerveux, c’est la nutrition. Or, un système nerveux intoxiqué, épuisé, ne saurait y suffire. Par conséquent, la dénutrition s'opère seule, sans qu'il y ait, pour y
É 1. Il me paraît que cette dénutrition rapide, sous l'influence des sels de po-
tassium, de rubidium et de lithium, a une certaine importance. On n’a pas suffsamment essayé, en médecine, l'action des sels de lithium ou de rubidium comme succédanés des sels de potassium, dont on connaît bien l’action dénutritive souvent utile. Cela mériterait, je crois, d’être tenté par les médecins.
remédier, une nutrition correspondante; et alors l'animal perd chaque jour de son poids, sans pouvoir réparer les pertes quotidiennes nécessaires. Ingestion, digestion, absorption, se font, chez les animaux sains etmalades, à peu près de la même manière; mais chez les animaux malades (empoisonnés), quoiqu’ils mangent, à ce qu'il me semble, un peu plus que les autres, la dénutrition est active, et chaque jour le poids va en diminuant.
On pourrait faire encore d’autres hypothèses. Mais je me contente d'appeler l'attention des physiologistes et des médecins sur ces phénomènes.