‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 173 sur 203 · Bouis, Manuel de médecine légale, chimie légale, p · texte numérisé non relu

Bouis, Manuel de médecine légale, chimie légale, p

après avoir placé à l’orifice du tube un morceau de papier écolier légèrement mouillé, l'iode se trouvant déplacé; ses vapeurs arrivant sur Je papier donnent la coloration bleue de l'iodure d'amidon.

Comme on le voit, la présence des matières organiques est ici un obstacle; car l’iode mis en liberté se combine avec elles, et l’on arrive à mettre un excès de chlore sans avoir rien vu.

Une autre difficulté, c’est qu'ici lechloroforme s'émulsionne bien plus facilement que dans l’eau, et masque sa propre coloralion ; il faut attendre qu'il soit reposé.

Citons encore quelques réactions, car, tandis que la recherche de l’iodure en solution aqueuse intéresse surtout le chimiste, les moyens de le déceler dans l’urine doivent intéresser le clinicien.

Les papiers réactifs ont été essayés par M. Gérarp': il a employé du papier écolier ordinaire trempé dans la solution normale de perchlorure de fer; l’iode mis en liberté se combine à l’amidon du papier et donne un iodure d’amidon qui est bleu.

Nous avions espéré simplifier nos recherches par l'emploi de ce papier; mais, même en l’amidonnant au préalable, nous n'avons pu obtenir un papier réactif dont la sensibilité dépassât 0 gr. 20 d'iodure par litre d'urine : ce chiffre nous a paru insuffisant.

. Yvon? recommande l’emploi d'amidon avec l'acide azotique nitreux.

Caauver? s’est servi du chloroforme avec 3 ou 4 centimètres cubes d’acide azotique, le tube à essai étant rempli d'urine aux deux tiers.

1. Gérar», Thèse de doctorat. Paris, 1880, Contribution à l'étude de la durée d'élimination des médicaments.

2, Yvon, Manuel de l'analyse des urines, 1880, p. 283.

3. Cæauver, Thèse de doctorat. Paris, 1871. Du danger des médicaments actifs

dans les cas de lésions rénales.

Le procédé qui nous a servi est le suivant : dans un tube à expérience on met 4 ou 5 centimètres cubes d'urine, 1 centimètre cube de chloroforme qui gagne le fond, puis avec une pipette une seule goutte d'acide nitrique fumant; on agite doucement : le chloroforme se colore en violet. — Cette réaction est très sensible.

A défaut de chloroforme on prend de l’éther : celui-ci surnage et la coloration que lui donne l’iode est brune.

À défaut d'acide nitrique fumant on emploie l’acide azotique ordinaire additionné d’acide chlorhydrique à parties égales, et on en met deux gouttes.

La sensibilité de cette réaction est de 0,05 par litre.

Nos réactions ont été faites selon cette méthode tant à l’hô

pital qu’au laboratoire.

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