ÉTUDE CRITIQUE DES EMPOISONNEMENTS
DUS A LA COCAINE
Notre but étant de légitimer l’emploi judicieux et correct de la cocaïne, nous nous garderons bien de présenter celte substance comme absolument inoffensive, car ce serait s’exposer à de fâcheux mécomptes. Il y a des cas d’empoisonnement, et des cas bien graves, puisqu'ils se sont terminés d’une facon fatale. Mais cette toxicité a été, croyons-nous, beaucoup exagérée.
Et d’abord on ne saurait trop s'élever contre cette habitude de considérer tout phénomène un peu insolite comme l'indice d'un empoisonnement. Il faut l’avouer, les propriétés physiologiques de la cocaïne ne sont pas bien connues; elles sont même si peu connues qu’on ne sait pas encore utiliser cette
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LA COCAINE. b47
substance à l’intérieur. Aussi, lorsque, employé dans des conditions plus ou moins favorables, ce médicament sera absorbé et manifestera ses propriétés normales en modifiant, d'une façon cependant très légère, certaines fonctions de l'organisme, immédiatement on croira à une intoxication.
Mais, dans cet ordre d'idées, peu de substances seraient absolument inoffensives. Que de fois l'administration d'un médicament ne produit pas l'effet qu'on est en droit d’attendre? Et, si un phénomène inattendu vient remplacer le phénomène habituel, faudra-t-il penser à l’empoisonnement ? Aïnsi un purgalif vulgaire, administré dans certaines conditions, pourra donner des vomissements et pas la moindre selle. Pour être logique, ce malade est empoisonné, comme est empoisonné encore celui qui, ayant trop mangé, se trouve sous le coup d’une indigestion et est en proie à de violentes nausées,
Ces faits sont certainement beaucoup plus graves que certains phénomènes produits par la cocaïne et décorés du nom d'empoisonnements. Un malade à été analgésié par notre alcaloïde, il pâlit en voyant l'opérateur saisir ses instruments ; son cœur s'accélère ; aussitôt ces symptômes,dus à une simple émotion, sont regardés comme toxiques, et l'observation est publiée. Nous nous sommes contenté de réunir les empoisonnements sérieux et authentiques; et, si notre dossier est incomplet par rapport à certains faits légers et presque insignifiants, nous croyons posséder à peu près tous les cas ayant eu une certaine gravité.
Nous présentons notre dossier sous forme de tableau :
E. DELBOSC,
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OBSERVATEURS
Se ——————————————
Apams Frosr (Tribune méd., 1er janv. 1888).
Ziem (Allg. med. Centralzeitung, 1885, n9 90).
Heuse (Tribune méd., 1er janvier 1888).
MAYERMAUSEN (France méd., 27 fév. 1886).
Cazz (Soc. médico-chirurgicale de Madrid, cité par Marrison dans Therapeulic gazette, du 16 janv. 1888).
Bull. gén. de thérap., 1885, p.422.
Mowar (Lancet, 13 oct. 1888).
Treron (Tribune méd., 1er janv. 1888).
Rercu (Parisméd., 6 fèv.1886).
CocuLrer (Art dentaire, janv.
DucourNeau (Art dentaire, avril 1888, p. 718).
Knapp (Paris méd., 8 fév.
Ibid.
Reica (Paris méd.,6 fév.1886).
Hazz et Hazsrer (Gaz. méd.
de Paris, 1885, n° 4).
Howez Way (Tribune méd., 1er janv. 1888).
GaLezowsx1 (Tribune méd., {cr janv. 1888).
PHÉNOMÈNES OBSERVÉS