‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 200 sur 203 · WoLrLer, Wiener med. Woch, 1889, n · texte numérisé non relu

WoLrLer, Wiener med. Woch, 1889, n

D 64 E. DELBOSC,

presque impunément 0,20 centigrammes de cocaïne, il sera donc permis d'injecter 10 cc. de notre solution. Et quel champ opératoire ne pourrait-on pas analgésier avec le contenu de 10 seringues de Pravaz?

D'ailleurs nous croyons cette dose rarement nécessaire, et il sera prudent de ne pas y recourir, si l’on a affaire à dis sujets nerveux, anémiques ou hystériques. Si, en vertu d’une prédisposition individuelle, un accident éclatait, on pourrait donner au patient une injection d’éther, et de préférence lui faire respirer deux ou trois gouttes de nitrite d'amyle. Le plus souvent on verrait le malade revenir immédiatement à lui, et la guérison serait maintenue par l'administration de la caféine. S'il se produisait des accidents convulsifs, il serait bon de donner du chloral. On a conseillé également le chloroforme et l’éther.

Conclusions.

Nos expériences viennent confirmer l'opinion généralement admise : la cocaïne est moins toxique chez les animaux que chez l'homme.

Malgré les plus actives recherches et les investigations les plus minutieuses, nous n’avons pu recueillir dans la littérature médicale que quatre empoisonnements mortels, et il est à noter que, dans ces différents cas, la quantité de substance active a toujours été très considérable : 0,75 ; 1,20; 1,25; 1,50.

Jamais, à la dose de 0,20 en injection hypodermique, et malgré l’apparente gravité des symptômes d'intoxication, le danger de mort n’a été réel.

On peut donc sans crainte employer cette dose de 0,20; toutefois elle sera bien rarement nécessaire, car, avec 0,05 d’alcaloïde en solution à 2 p. 100, le champ opératoire anesthésié sera déjà très étendu.

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