‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 27 sur 203 · Lapin. — Injection de · texte numérisé non relu

Lapin. — Injection de

+ Fc.

Vitesse de rotation du cylindre enregistreur de Marey

tion de morphine, l’arrêt de la respiration, produit encore ce même arrêt dans les mêmes conditions, pendant la phase de respiration périodique. — Réflexe d'arrêt respiratoire, sous l'influence de l’inhalation du chloroforme.

simplement sur la : care | Dans tous ces cas la respiration perd son caractère périodique, devient

réactions respiratoires.

En + excitation légère cutanée :

riodique.

— Lapin morphiné. Respiration p

FrG.

EXPÉRIENCE XIX. — 6 février 1892, Lapin adulte. Poids 2,150 gr. T.3902, Température du laboratoire 42e,

2 h. 50, Sur le lapin normal on essaie quelle excitation électrique, portée dans le rectum, et nécessaire pour provoquer un arrêt de la respiration. Le chariot d’induction de Gatrre est donc mis en communication avec une pile de Grener, les électrodes sont placés dans le rectum ; le lapin est armé de l'explorateur à 2 ampoules de Marey et la respiration s'inscrit régulièrement. L'arrêt de la respiration se produit avec un écartement de la bobine à 0,014 c. m. 25 de échelle du chariot. — On laisse ensuite reposer quelque temps le lapin.

3 h. 10. Injection intra-péritonéale de 5 centimètres cubes d’une solution de morphine à 2 p. 100, soit 10 centigrammes de morphine. Le lapin est immédiatement replacé dans une cage, qu’on a disposée près de la table d’expérience où sont les appareils enregistreurs, pour que l’animal y fût plus tranquille et plus à l’abri de toute excitation extérieure.

3 h. 30. T. 3892. 31 respirations par minute; rythme régulier.

3 h. 55. T. 3706, 18 respirations par minute. Le rythme est déjà légèrement périodique.

4 h. 2. T. 37°5, 18 respirations par minute; le rythme est nettement périodique. Les respiralions arrivent par séries de deux, chaque série séparée par une pause respiratoire. La fig. 112 donne une idée très nette de ce rythme.

4 h. 5 h. — La respiration présente le rythme périodique ; les mouvements respiratoires arrivent par séries de deux, suivies d’une longue pause respiratoire. 16 respirations par minute; l’animal est absolument calme, plongé dans un sommeil narcotique profond ; aucun mouvement spontané. Il réagit aux excitations extérieures : réflexes des membres, de la queue, des oreilles, conservés.

Si l’on siffle dans le voisinage de l’animal, la respiration perd son caractère périodique; de même si l’on frôle la peau du lapin avec un corps chaud (thermomètre que l’on vient de sortir d’une étuve à 60°) ou froid (thermomètre que l’on a laissé quelques secondes sous un robinet d’eau froide); de même si on lui passe peau de la région dorsale le manche d’un porte-plume.

plus fréquente et tend à se régulariser dans les limites qu'indique la fig. 113. — De plus l'arrêt de la respiration se produit sous l'influence de l'inhalation de chloroforme ; il se produit aussi avec le même courant électrique (chariot de Gaïrre en communication avec une pile de GRENET ; bobine à 0.04 centimètre 25 de l'échelle) qui l’avait produite au début de l'expérience sur l’animal normal.

De ces expériences (XVII, XVIIT, XIX), il est donc permis de conclure :

1° Le rythme respiratoire, sous l'influence de la morphine, peut présenter le type périodique.

% Pendant la phase de respiration périodique, les centres respiratoires excito-moteurs, c'est-à-dire les centres bulbaires, restent sensibles aux mêmes excitations (électriques, thermiques, auditives, tactiles, etc.), qui provoquent à l’état normal des modifications respiratoires.

C. — La morphine agit sur la respiration comme poison cérébral.

Lasorpe et Carver admettent que la morphine agit sur la respiration par l'intermédiaire des nerfs pneumogastriques. Cazver écrit : « Sans entrer dans de grands détails à ce sujet, il nous est permis de dire, d’après un certain nombre d’observations, que les modifications dont il s’agit (modifications respiratoires et circulatoires) sont sous la dépendance de l’encéphale, et plus particulièrement de sa portion bulbaire, par l'intermédiaire des nerfs pneumogastriques". »

C’est donc en paralysant les fibres des nerfs pneumogastriques que la morphine exercerait l'influence que j'ai indiquée sur la fréquence et le rythme de la respiration. Morphiner un animal, ce serait, en un mot, au point de vue respiratoire, sectionner les pneumogastriques.Mais encore que la morphine donne souvent à la respiration le rythme périodique, tandis que la section des pneumogastriques ne produit jamais rien

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