‹ Physiologie (volume 2)Chapitre 4 sur 203 · TOME Il · texte numérisé non relu

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faits aussi évidents que la sensibilité de la dure-mère, et cependant, nous ne les voyons pas parce qu'on ne nous les a pas enseignés. Il y a là un cercle vicieux dont le savant doit chercher à se dégager. On ne voit que ce qu’on connaît. Mais combien plus intéressant d'apprendre à voir ce qu’on ne connaîl pas! C'est aussi beaucoup plus difficile, et bien peu d'hommes ont ce rare talent d’observateurs, de trouver ce qu'ils ne cherchent pas, ce qu'ils ne savent pas, ce qu'ils n'avaient pas d’abord imaginé.

Au fond, rien n’est plus difficile qu’une impartiale et attentive observation. Pourtant, en apparence, quoi de plus simple? L’expérimentateur et l'observateur n’ont qu'à examiner scrupuleusement tous les phénomènes qui se présentent. Et, pour bien regarder, ils doivent oublier tout ce qu'ils ont appris, et laisser dans l’ombre toutes les théories.

Aussi, vous l’avouerai-je, suis-je absolument et sans restriction le partisan de la méthode de Macennre. Magexnie disait qu'il fallait expérimenter comme une bête. Expérimenter, expérimenter toujours, sans chercher à comprendre, en faisant abstraction de ses opinions, en ne concluant même

c'est la conclusion qu'il en tire. Suivant lui, les observations de magnétothérapie et de transfert que l’on a faites depuis Anpry et THourETr sont inexactes. Il n'a d’ailleurs, partant de cette idée préconcue, pas de peine à établir que la preuve rigoureuse, formelle et inattaquable, de ces actions magnétiques sur l’organisme n’a pas été donnée. Assurément la démonstration 1rréprochable reste encore à faire; mais la méthode de M. Herman est très défec- . tueuse, et j'ai grand’peur que sa négation aille, en fort bonne compagnie d'ailleurs, rejoindre celles de Prévosr et Dumas, de J. Muzrer et de PASTEUR, dont j'ai parlé plus haut, On avait dit : l'aimant agit sur certains organismes malades et délicats. Alors que fait M. Hermann? Comment contrôle-t-il ces assertions? Il prend un nerf de grenouille et un cœur de grenouille : il constate que l'aimant n'agit ni sur le nerf ni sur le cœur, et il en conclut qu'on s’est trompé. C’est absolument comme si, un savant ayant affirmé que l’aimant agit sur le fer, on venait essayer l'action de l'aimant sur le nickel, constater qu'il n’a pas d'effet et alors conclure que le savant en question s’est trompé et que l’aimant n’agit pas sur le fer. s

D'ailleurs, il ne faut pas se satisfaire des démonstrations, trop vagues encore, qui ont été données sur l’action des aimants, et il faut se remettre à cette étude; mais je crois qu'il sera bon de suivre une autre méthode que celle de

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