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POLYURIE EXPÉRIMENTALE. . 185

Kuzz' observe quel’injection'd’une solution salée, non seulement amène la polyurie, mais produit une sorte de diabète avec élimination d’inosite. |

Le phosphate de soude se retrouve dans l'urine à l’état d'acide phosphorique, ainsi que Farck* l’a montré, sans indiquer cependant qu'il y a polyurie.

Ainsi on admet d’une façon générale que certaines substances salines, chlorure de sodium, azotates, etc., augmentent la quantité d'urine excrétée.

Relativement à la glycérine, de nombreux auteurs se sont occupés de la question. Usriwowirex * a montré qu'après l’injection veineuse de quantités, même minimes, de cette substance (2* pour un chien de moyenne taille), 1l y avait une augmentation notable dans la quantité d'urine excrétée. Lucx- SINGER * avait noté déjà que l’injection sous-cutanée de glycérine produit l’'hémoglobinurie. Enfin PLosz* a montré qu'après l'injection de glycérine, une partie de cette substance se retrouve dans l'urine à l’état d’aldéhyde glycérique C*H°O* (?).

Pour l’urée, outre les expériences de Sécaras et »'UsrimowircH, mentionnées précédemment, il faut noter celles de RaBuTEAU ‘, qui n'a pu constater qu'une très faible augmentation de la quantité d'urine, en prenant par la voie digestive ÿ grammes d’urée par jour,

1. « Ueber das Auftreten Von Inosit in Kaninchenharn. » Centralblatt für med. Win., 18175, p. 932.

2. « Untersuchung ueber die Ausscheidung des durch Infusion in das Blut gebrachten phosphorsauren Natrons durch die Nieren. » Vérchow’s Archiv., t. LIV,p. 173.

3. « Ueber die angebliche zuckerzersetzende Eigenschaft des Glycerin. » Pflüger's Archiv., t. XIII, p. 455.

4. LucusiNGER, « Experimentelle Hemmung einer Fermentwirkung des lebenden Thieres. » Pflüger's Archiv., t. XI, p. 502. |

Voyez aussi: Sonwanx. — Ucber die Art wie das Glycerin Hemoglobinurie macht. » Eckhrad's Beiträge zur Anatomie u. Physiologie, t. VIIL, p. 165.

. 5. « Ueber die Wirkung und Umwandlung des Glycerins im thierischen Organismus. » Pflüger’s Archiv., t. XVI, p. 153.

. 6. Rasureau, Note sur les effets physiologiques et l'élimination de l'urée introduite dans l'organisme. Union médicale, 1872, p. 84.

FerrzetRirrer', après avoirinjecté de l’urée dans les veines, notent l'innocuité de cette substance, mais ne remarquent pas qu'il se produise de la polyurie.

Pour ce qui concerne les substancesrésineusesetles extraits actifs des plantes, on possède quelques données fournies par l'observation clinique et la thérapeutique, mais les expériences physiologiques font à peu près complètement défaut. On sait que la térébenthine, le goudron, le copahu, le santal, etc., sont diurétiques, mais le fait n’a pas été démontré par des expériences physiologiques.

Quant à l'alcool, on sait d’une part que les boissons alcooliques, telles que le vin blanc”, la bière, etc., provoquent la polyurie, maïs on ignore si cette action est due à l'alcool ou à l’eau ingérée en même temps que lui; on n’est même pas certain qu'il soit éliminé par les reins ?.

La scille, la digitale, ont été, de toute antiquité, considérées comme des diurétiques. On a fait beaucoup d’expériences pour savoir si la digitale agissait sur le rein directement, ou, au contraire, par l'intermédiaire du système .nerveux. On ignore même si la digitaline est éliminée par le rein“. Ainsi, la question n’est pas résolue, et Launer Brunrox et H. Power” ont admis que le moment de la diurèse ne coïncide pas avec l'élévation maximum de la pression artérielle.

D’autres alcaloïdes’ paraissent aussi augmenter la quantité

1. Journal de l'anatomie et de la physiologie, mai 1874, et Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. LXXX VI, p. 976.

2, Hippocrare dit que le vin blanc est diurétique. (Œuvres, Ed. Littré, t. II, p. 334.) Un peu plus loin, il dit que l’eau n’est pas diurétique (ibid., p. 360); nous rapprocherons cette opinion ancienne des expériences indiquées plus loin (S IP.

3. Ausrie, « Recherches sur l'élimination de l'alcool. » Rev. des Sc. méd., t: V, p.56

Voyez Biz, « Die Auscheidung des Weingeistes durch Nieren und Lungen. Arch. f.exp. Path. u. Pharm., 1811, février.

4. BorDier, « Revue critique de thérapeutique, » in Journal de thér ‘apeutique, t. TI} p:142;

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