Urée dosée le lendemain
= ere
De 2,45à 3,15 par l’uretère droit 3 soit 0,1 par minute, — gauche 3 — 0,4 —— A 3,20 Injection de 200 gr. de solution sucrée, (La solution est de 266 gr de saccharose pour 4000). De 3,15à 3,50 par l’uretère droit 42 soit 0,34 par minute, — gauche 12 — 0,34 — A partir de ce moment, l’uretère gauche fonctionne seul. — 3,40à 4,00 par l’uretère gauche 8,4 soit 0,84 par minute. — 4,10à 4,20 — 2 — 0,2 —
Jusque-là, toute l’urine était foncée, collante, brune, se troublant légèrement par l'acide nitrique, ayant au microscope de rares globules sanguines. L’addition d’alcool fait naître un précipité abondant qui se dissout dans un excès d’eau.
ExPÉRIENCE XV. — 12 janvier 1880.
Chien jeune, 7 kilogr., curarisé et soumis à la respiration artificielle.
On mesure la pression par l’artère carotide, à laquelle est adaptée l’'hémodynamomètre.
Il s'écoule avant l’expérience très peu d’urine par les uretères. On injecte dans la veine saphène de l’eau distillée tiède par seringues de 60 grammes. On injecte ainsi successivement 18 seringues d’eau, soit 1080 grammes d’eau. On ne provoque ni polyurie ni élévation notable de la pression artérielle. On remarque que, au moment de chaque injection, la pression artérielle baisse légèrement pour remonter ensuite
- et revenir au bout d’une demi-minute à la pression primitive.
A aucun moment de l'expérience il n’y a polyurie, ni même sécrétion assez abondante pour compter les gouttes.
Cependant on constate à l’autopsie que les canules étaient bien placées dans les uretères.
ExPÉRIENCE XVI. — 10 janvier 1880.
Chien de 12 kilogrammes. On mesure la pression avec le manomètre à mercure adapté à la carotide. Avant l’injection, la pression varie de 110 à 150 mm. soit en moyenne 130 de Hg. Il s'écoule 1 goutte par minute. On fait uneinjection de sucre (à 9 h.); à 9 h.2 m. la pression a légèrement augmenté ; elle est de 140,150, 190 de mercure; à 9 h.5 m.,elle est 1440; à ce moment, il coule 10 gouttes d’urine par minute. On fait une nouvelle injection de sucre;la pression est de 150,140 ;il s'écoule 27 gouttes par minute. La pression revient à 140; il s’écoule 25 gouttes par mi-
nute.
POLYURIE EXPÉRIMENTALE. 231
A 9 h. 15 m., injection de gomme en solution concentrée. La pression monte à 190: il s’écoule 6 gouttes par minute. A 9 h.25 m.,nouvelle injection de gomme; il s’écoule 2 gouttes par minute; la pression est à 170. A 9 h. 27 m., la pression est de 180, et il s'écoule { goutte par minute : A 9 h. 30 m., nouvelle injection de gomme. La sécrétion urinaire S’arréte complètement et la pression s'élève à 250.
Expérience XVII — 23 décembre 1880.
Chien vieux, bouledogue, chloralisé.
Injection de 60 grammes d’une solution sucrée. Gouttes par minute 18, 49.
Nouvelle injection de 60 grammes; gouttes : 21, 33, 35.
Injection d’eau; gouttes : 33, 30, 30, 29, 28.
Injections successives de gomme; gouttes : 25, 15, 13, 17, 8, 9, 5, 6, Da, 2
A 4h. 30 m. (25 minutes après le début de l'expérience), il s'écoule 7 gouttes par minute.
À 4h. 40 m.,16 gouttes.
A 5 heures, 14, 15, 16 gouttes.
Nouvelle injection de sucre, Après 2 minutes, 36 gouttes.
Injection de gomme; gouttes : 35, 37, 25, 24, 44, 16, 15, 12.
ExPérREeNcE XVIII.
Chien de 20 kilogrammes, chloralisé.
On mesure la pression artérielle dans la carotide droite. P—150 mm.
Injection de 500 grammes d’eau distillée tiède. La pression baisse un peu au moment de l'injection. L’urine est sanguinolente.
On fait alors une injection de 100 grammes d’une solution concentrée de sucre de lait. L’urine devient extrêmement abondante : 150 gouttes par minute; elle redevient limpide, mais avec la coloration brunâtre de la solution injectée. La pression n’augmente pas et n’a pas augmenté ; elle reste à 150.
On injecte alors 300 grammes de la solution de gomme. La pression s'élève, atteint un maximum de 280. Le cœur se ralentit, la sécrétion diminue, si bien qu’au bout de 3 minutes il n’y a plus que 10 gouttes par minute.
L'augmentation de pression est telle qu’une hémorragie considérable se produit au niveau des plaies abdominales.
Au bout d'un quart d’heure, injection de 150 grammes d'eau. La pression ne varie pas, et il n’y a pas de polyurie. On fait alors l’injection de 200 grammes de la solution sucrée, La polyurie reparaît aussitôt(130 gouttes par minute), mais il n’y a aucun changement de pression.
EXPÉRIENCE XIX
Chien de 10 kilogrammes,
On fait une injection de gomme qui ne semble pas provoquer de polyurie. Il s'écoule seulement quelques gouttes d’arine qui contient une substance précipitant par l’alcool.
L'injection de sucre provoque une polyurie abondante, moins abondante cependant que d’ordinaire.
On injecte alors 1200 grammes d’une solulion de gomme, on ouvre l'intestin : il s'écoule par l'intestin une petite quantité d’un liquide transparent, filant, donnant par l’alcool un précipité qui se redissout dans un excès d’eau.
L'injection de gomme a arrêté la sécrétion ordinaire : après l'injection de sucre, il s'écoulait 21 gouttes par minute, tandis que, après l’injection de gomme, on a
1xe/mipute........10/gouttes.
2e LUS des El SON ES À CRE 4e 6 = je — Gr 6c — Pa
Quelques minutes après, on fait l'injection de 300 grammes de la solution sucrée, mais on ne peut plus ramener la polyurie. L'animal est tué par la section du bulbe.
EXPÉRIENCE XX. — 1er février 1880.
Résumé.
On injecte à un chien curarisé de la glycérine mélangée à son volume d’eau, soit 350 grammes de liquide. La pression baisse. On injecte alors 120 grammes de glycérine pure : le cœur se ralentit et s’affaiblit. Des mucosités bronchiques abondantes s’amassent dans les voies respiratoires ; la sécrétion salivaire est exagérée. L'animal meurt.
A l’autopsie, on constate que le liquide intestinal est très abondant et qu’il y a aussi beaucoup de liquide dans l’estomac.
Il est à remarquer que le cœur n’a pas été troublé dans sa fonction après une injection de 175 grammes de glycérine mélangée à l’eau. Il a fallu ensuite injecter de la glycérine pure pour troubler la fonction cardiaque.