XX VIII
Par M. Charles Richet.
Dans le précédent travail !, j'ai étudié l’action diastasique de quelques tissus et de quelques liquides chez les poissons cartilagineux. J'ai montré que, chez les squales, le suc gastrique n’a pas d'action saccharifiante sur l’amidon, que la lymphe péritonéale d'une part, et d'autre part la glande pancréatique, ont une action saccharifiante évidente sur l’amidon en empois. Le liquide céphalo-rachidien, analogue à la lymphe, et qui contient des albumines coagulables par la chaleur, peut aussi quelquefois saccharifier lamidon.
Sur les poissons osseux, chez la carpe et la tanche, j'ai cherché à étudier l’action diastasique des mêmes liquides et des divers tissus qui font partie du tube digestif.
Si l’on prend quelques gouttes de la sérosité péritonéale d’une carpe, liquide richeen petits cristaux microscopiques et parfois aussi en bactéries, et qu’on les mélange à de l’empois d’amidon, en quatre ou cinq minutes on obtient une formation