‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 109 sur 168 · Les chiffres indiquent îles centigrammes · texte numérisé non relu

Les chiffres indiquent îles centigrammes

1. « Action of potash salis. » Journal uf pliijsiùlogn, t. 1, n» I, p. 84.

2. Dans mes expériences, comme on lo verra par la suite, je n'indiquerai pas la dos(^ de sel, mais seulement la dose de métal employé. Par suite des proportions différentes de métal dans chaque sel :

1 frramme de chlorure du potassium coutient. . 0,523 de métal.

1 — — • sodium — . . 0,393 —

1 — — lithium (auhydic) . . 0,161

1 — — rubidium 0,708 —

3. « Uber die Wirkun^'eu des Kaffees » {Archives de Pfïi/ger, t. IX, p. 118).

Ainsi, pour le chlorure de potassium, la dose mortelle est entre 0^'',007 et O^^OOG de métal par kilogramme du poids de l'animal. Ce chiffre paraît être assez constant, quel que soit le radical acide du sel potassique employé.

Quant au chlorure de sodium, MM. Aubert et Dehn n'ont fait qu'une expérience avec cette substance, et elle ne peut servir à déterminer la dose toxique.

M. Falck% en injectant dans le sang- ou en faisant absorber par l'estomac des doses considérables de sodium, a été amené à penser que ce sel est beaucoup plus toxique qu'on le suppose en général. Un chien, pesant 4 370 grammes, reçut 21 grammes de chlorure de sodium, et mourut. Un autre chien, pesant 10170 grammes, mourut après injection de 30 grammes du môme sel. La dose toxique a donc été, pour le second, de 1,16 de métal pour 1 kilogramme du poids du corps, et pour le premier, de 1,8. M. Falck a remarqué que les chiens ainsi intoxiqués émettent des spumosités bronchiques sanguinolentes, et que le cœur a continué à battre, après que la respiration et les mouvements réflexes ou volontaires ont cessé.

Sur le chlorure de lithium, nous possédons des résultats moins précis encore. M. Husemann, autant que j'en puis juger par l'analyse de son ouvrage, a constaté que le chlorure de lithium agit, à poids égal, aussi énergiquement que le chlorure de potassium; de sorte que, comme le premier contient dans une molécule un poids moindre de métal, relativement au chlore, il s'ensuit qu'à poids égal, le lithium serait à peu près quatre fois plus toxique que le potassium, et cela aussi bien chez les animaux à sang- chaud (lapin) que chez les animaux à sang- froid. M. Husemanx pense que le chlorure de lithium agit comme un poison paralysant le cœur.

■1. « EinBeùrag zur Physiologie des Chlornatriums. » {Archives de Virchow, t. LVI, p. 315.)

408 CHAULES RICHET.-

Rablteal a fait une expérience avec le chlorure de lithium' sur un chien de taille au-dessous de la moN^enne-.

M. Grandeau {loc. cit., p. 380), chez un chien de 10 kilogrammes environ, a provoqué la mort par 1 gramme de chlorure de potassium, soit par une dose de 0,0.j22 de métal par kilogramme ; mais il est probable, quand on lit le récit de sou expérience, qu'il y a eu un arrêt du cœur de l'animal par la substance saline injectée. Chez un lapin, une dose de 0,23 de chlorure de potassium a amené la mort, tandis que, chez un chien, l'injection de 1 gramme de chlorure de sodium n'a produit aucun effet physiologique.

Pour ce qui est du chlorhydrate d'ammoniaque, ou sait que cette substance, comme la plupart des sels ammoniacaux, est toxique. Injecté à la dose de o grammes, dans le sang d'un chien, le chlorhydrate d'ammoniaque paralyse le cœur -.

En tout cas, la relation qu'on peut établir entre le chlorhydrate d'ammoniaque et les autres chlorures des métaux alcalins n'a pas encore été nettement précisée.

En résumé, il y a dans la science un certain nombre de faits qui permettent d'affirmer que le chlorure de sodium est moins toxique que le chlorure de potassium. Mais quant à déterminer quelle est la relation exacte de la toxicité de ces deux métaux, il semble qu'on ne saurait le faire encore.

Pour ce qui est des chlorures de lithium, de rubidium et de césium, nous ne possédons jusqu'ici que des notions tout à fait insuffisantes.

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