‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 114 sur 168 · LIMITE · texte numérisé non relu

LIMITE

Il F, T 11 \ I (■ 1 T r

Sodium

Lithium

Potassium

Ammonium

Il est vrai que l'on ne peut guère que par une hypotlièse comparer l'ammonium à un corps simple. Mais les analogies dans la constitution des sels ammoniacaux et des sels alcalins sont telles qu'elles permettent d'établir cette assimilation.

D'ailleurs, même en faisant abstraction du chlorhydrate d'ammoniaque, il n'en reste pas moins ceci, c'est que le sodium, dont le poids atomique est trois fois plus fort que le lithium, est cent fois plus toxique, et que le potassium, dont le poids atomique est cinq fois plus fort que celui du lithium,

n'est guère plus toxique que ce métal de - seulement). Si

l'on représente par 1000 la quantité de sodium nécessaire pour être toxique, celle du lithium sera représentée par 10, celle du potassium par 8, celle de l'ammonium par 2.

Il n'y a donc pas de relation absolue entre la toxicité de ces métaux et leur poids atomique.

Toutefois, on peut faire à ces expériences une objection

respireut les poissons détermiuent do violentes convulsions. Aucun autre sel métallique ne provoque de i)areils phénomèues. Chez les mammifères les sels ammoniacaux sont aussi tétanisants.

fondamentale^ qui porte, non sur les faits eux-mêmes, incontestables comme le sont toujours les faits, mais sur l'interprétation qu'on en doit donner.

Cette objection peut se formuler ainsi (et Vulpian me l'avait très nettement indiquée en présentant ma communication à Tx-Vcadémie des sciences). « Rien ne nous affirme que les sels métalliques différents sont également absorbés et qu'ils n'agissent pas différemment sur l'épithélium des branchies. »

Ainsi, la cyclamine, d'après les expériences de Vulpian, fait rapidement périr des poissons qu'on place dans une solution de cette substance, et néanmoins elle est par elle-même peu toxique. Elle gonfle l'épithélium des branchies, et le poisson meurt asphyxié mécaniquement, mais non empoisonné par une substance toxique.

Il est certain que je ne puis pas donner la preuve formelle que le chlorure de potassium, le chlorure de sodium, le chlorure de lithium, etc., sont également absorbés par les branchies. Toutefois, il s'agit là de substances qui ont, au point de vue chimique, comme au point de vue physique, de très grandes analogies, qui sont à la fois très stables et très solubles, et que ces conditions permettent de supposer (c'est une vraisemblance, mais une très grande vraisemblance) que leur pouvoir endosmotique à travers l'épithélium branchial est assez analogue, ou du moins que la différence est moindre que le rapport de 1000 à 10, à 8, à 2.-

En outre, — et c'est là une observation qui me paraît fondamentale dans la discussion de ces expériences, — même si l'on admet une action directe sur l'épithélium branchial, celte action directe peut être tout à fait assimilée à une action toxique. Les poisons, quand ils sont introduits dans le sang, vont porter leur action sur tel ou tel tissu ; les uns, comme le chloroforme ou le chloral, sur les centres nerveux ; les autres, comme l'atropine, sur les plaques terminales du cœur; d'autres, comme le curare, sur les plaques terminales des

muscles ; d'autres encore, comme l'oxyde de carbone, sur les globules rouges du sang-. Ce sont là actions chimiques exercées par le poison, selon son affinité, sur telle ou telle partie de l'organisme. Le chlorure de potassium, s'il altère l'épithélium de la brauchie, est un poison de la branchie, de même que l'oxyde de carbone est un poison du globule sanguin. Il s'ensuit que, si l'on ne veut pas admettre que ces substances salines diffusent également dans le sang, mais bien quelles agissent localement sur les branchies des poissons, on n'en observe pas moins une hiérarchie toxique véritable. Dans ce cas la toxicité s'exerce non sur l'organisme tout entier, mais sur une partie de cet organisme, c'est-à-dire sur les branchies.

On peut donc, et j'y souscris très volontiers, dire que ce que j'ai appelé une différence de toxicité n'est peut-être qu'une différence d'action sur les branchies. Mais la branchie n'est-elle pas un tissu vivant? et l'action chimique d'un corps saturé, non décomposé et non décomposable, n'est-elle pas tout à fait identique à une action toxique?

M. Blake, rappelant une expérience de Cl. Bernard, a fait remarquer que le tannin, quoiqu'il soit en lui-même peu toxique, quand il est placé dans de l'eau où l'on a mis des poissons, détermine en peu de temps la mort de ces animaux, que, par conséquent, des substances peu toxiques comme le tannin peuvent entraîner rapidement la mort des poissons. Mais cette objection ne me paraît pas très fondée. En effet, le tannin est un acide, et sans doute il agit alors, non pas comme tannin, mais comme acide. L'acide sulfurique, après qu'il a été combiné à la soude, forme du sulfate de soude, qui, en injection infra-veineuse, est tout à fait inolTcnsif. Mais, si l'on a injecté dans le sang- de l'acide sulfurique libre, on provoque même avec de faibles doses des accidents très graves. De même, le chlore, le brome, etc., quand ils sont saturés par un méfal (comme le sodium) sont inaffensifs, tandis qu'ils sont mortels même à petite dose quand ils sont à l'état

libre, car leurs affinilés chimiques énergiques font qu'ils se combinent avec les substances chimiques constituantes de nos tissus.

Or, les quatre chlorures avec lesquels j'ai expérimenté sont absolument neutres : ils sont de plus extrêmement stables. On peut affirmer qu'ils ne se décomposent pas dans l'organisme*, etque, s'ils formentdes combinaisons avecles éléments qni constituent nos tissus, ces combinaisons sont passagères, dissociables, et tout à fait analogues par leur facile dissociation à celles que peuvent former dans l'organisme les poisons comme les alcaloïdes, par exemple, ou l'oxyde de carbone, ou le chloroforme.

Cette distinction entre les substances chimiques non saturées (comme le chlore libre) ou saturées (comme le chlorure de sodium) est quelque peu arbitraire. Car il est vraisemblable que le chlorure de sodium peut entrer dans des combinaisons avec les substances organiques. Mais ces combinaisons sont passagères, et non définitives. Aussi la différence est-elle considérable entre les substances corrosives, caustiques, qui se fixent sur les éléments chimiques des tissus, et les substances non corrosives ni caustiques, qui traversent l'économie en s'unissant par des combinaisons instables avec les éléments des tissus.

Quoi qu'il en soit, que l'on admette une action locale sur les branchies, ou une action générale sur l'organisme, il n'en reste pas moins établi que le sodium, le lithium, le potassium, et l'ammonium agissent suivant une hiérarchie différente de leur hiérarchie atomique. Les expériences qui établissent ce fait sont confirmées par trois autres séries de recherches que je vais maintenant exposer.

1. Peul-étre faut-il en excepter le chlorhydrate d'ammoniaque.

§ III. — Expériences sur le cœur de la grenouille.

Puisque l'on peut dans une certaine mesure identifier l'action locale d'une substance à une action toxique générale, il m'a paru utile d'étudier l'action locale des divers sels métalliques sur le cœur de la grenouille.

Cet organe, par sa spontanéité dans le mouvement, offre en effet un objet d'étude extrêmement commode. La cessation du mouvement indique qu'il a été intoxiqué : la continuation du mouvement indique que sa vitalité n'a pas été atteinte.

Il est certain qu'on ne peut assimiler absolument ces deux phénomènes : dune part l'arrêt du cœur survenant à la suite d'un contact direct avec la substance toxique, et, d'autre part, l'arrêt du cœur consécutif à l'injection sous-cutanée de la même substance, quand l'injection est faite loin du cœur. Cependant, si les expériences avec des solutions salines mises au contact du cœur sont toujours instituées d'après une méthode identique, il s'ensuit qu'on en peut déduire des conclusions très précises, et qu'on a toute une série d'expériences comparables.

Voici comment j'ai procédé. Le cœur d'une grenouille étant mis à nu, je fais tomber sur le ventricule quatre gouttes d'une solution d'un chlorure métallique. Si le cœur, au bout d'un quart d'heure, a continué à se contracter, je recommence la môme opération. Si, au bout d'un quart d'heure encore, à 12 h. 'JO m., je suppose, le cœur continue à battre, je remets de nouveau 4 gouttes de la même solution; et, à 12 h. 45 m., encore 4 gouttes.

A 1 heure, c'est-à-dire une heure après le début de l'expérience, je lave le cœur avec quelques gouttes d'eau froide, de manière à enlever complètement toutes traces de substance toxique : et j'attends encore une heure pour conclure relativement à l'action du sel métallique.

C'est là le critérium arbitraire que j'ai adopté. Si, dans les

conditions que je viens d'indiquer, c'est-à-dire deux heures

après le début de l'expérience, le cœur ne donne plus de

battements spontanés, j'en conclus que la solution métallique

n'est pas toxique.

On peut ainsi arriver à comparer la toxicité des divers

chlorures métalliques. Je suppose qu'une solution contenant

un poids A de métal arrête le cœur. L'expérience est tentée

A une seconde fois avec un poids -7-?: de métal. Si le cœur ne

s'arrête pas, je refais une troisième expérience avec un

poids — . Si le cœur s'arrête, une autre expérience est faite

avec un poids — par exemple, qui, je suppose, arrête le cœur.

Le poids toxique du métal sera donc intermédiaire entre ^r-

et -rr, soit -^, A représentant la quantité de métal contenu à

l'état de chlorure dans un litre d'eau.

Assurément ces expériences n'indiquent rien d'absolu sur l'action des sels. Si l'on changeait les conditions expérimentales (dix gouttes au lieu de quatre, par exemple, ou bien injections toutes les cinq minutes, etc.), on obtiendrait des résultats tout différents. Mais ce qui ne donne rien d'absolu peut cependant permettre des comparaisons utiles, et c'est ainsi que je puis comparer l'action des chlorures des principaux métaux alcalins sur la fibre musculaire cardiaque.

A. — Expériences avec le chlorure de sodium.

1° l heure, 4 gouttes d'une solution contenant 39,3 de sodium.

A 1 h. lo m., 4 gouttes.

Le cœur bat très bien.

A 1 h. 30 m., 4 gouttes.

A 1 11. 45 m., 4 gouttes.

Le cœur continue à battre très bien.

A 2 heures, le cœur est lavé dans de l'eau froide, il bat très bien.

A 3 heures, le cœ.ur bat très régulièrement.

424 CHARLES RIGHET.

2° Même expérience avec une solution contenant 78,6 de sodium. Le cœur bat très bien à 3 heures.

3° Même expérience avec une solution contenant 78, G de sodium. Le cœur bat très bien à 3 heures.

4° Même expérience avec une solution contenant 78,6 de sodium. Le cœur bat très bien à 3 heures.

5° Même expérience avec une solution saturée de chlorure de sodium (c'est-à-dire contenant 104 grammes de métal).

A 1 h. 4.) m., le conir s'arrête, mais, après qu'il a été lavé à l'eau froide, il reprend ses battements.

Par conséquent, une solution saturée de chlorure de sodium n'arrête pas déQnitivement la contractilité spontanée du cœur.

B. — Expériences avec le chlorure de lithium.

1" A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 13, Sri de lithium par litre.

A 1 h. to m., 4 gouttes de la même solution.

A \ h. 30 m., 4 gouttes de la mémo solution.

Le cœur bat faiblement.

A 2 heures, le cœur bat encore : il est lavé dans de l'eau froide.

A 3 heures, le cœur bat bien.

2° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 26,7 de lithium par litre.

Le cœur s'arrête immédiatement. Quelques instants après, il reprend ses battements.

A 1 h. i.'j m., 4 gouttes.

Le cœur est irrégulier.

A 1 h, 30 m., 4 gouttes.

A 1 h. 4o m., 4 gouttes.

A 2 heures. Le cœur est lavé dans de l'eau froide. Les battements sont très lents. Le cœur est tout à fait diastolique, et son extrême dilatation n'est interrompue que par de rares contractions,

A 3 heures, le cœur bat, quoique toujours avec lenteur.

3" Même expérience avec la même solution. Le cœur bat encore à 3 heures.

4" Même expérience avec la solution.

Le cœur ne bat plus à 3 heures.

0° Même expérience avec une solution contenant 20 grammes de lithium par litre.

A 1 heure, à 1 h. lil m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 40 m., chaque fois 4 »outtes.

A 1 h. 53 m., le cœur bat très lentement, alors qu'au début de l'expérience, les battements étaient très rapjides.

A 2 heures, le cœur est lavé dans de l'eau froide .

A 3 heures il bat, quoique avec lenteur.

6° Même expérience avec une solution contenant 13, 3o de lithium.

Al h. 15 m., le cœur bat rapidement.

A 3 heures il bat bien, quoique avec lenteur.

70 Même expérience avec une solution contenant 26,7 de lithium. A 3 heures, le cœur bat, mais lentement.

8° Même expérience avec une solution contenant 26,7 de lithium. A 2 heures, le cœur est arrêté. Remis dans de l'eau froide, il ne bat plus à 3 heures.

Il résulte de ces expériences que, quand la quantité de lithium a atteint 27 grammes par litre, tantôt le cœur s'arrête, tantôt il continue à battre. Cette différence tient sans doute à ce que, dans des expériences de cette nature, une précision rigoureuse ne peut guère être obtenue. Quand donc on arrive à la limite de la toxicité, les résultats portent, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre. Toutes les fois qu'il en est ainsi, c'est qu'on est arrivé au chiffre limite. Cette limite qui était de 104 pour le sodium, peut donc être évaluée à 27 pour le lithium.

C — Expériences avec le chloruré de potassium .

1° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant o2 grammes par litre de potassium.

Le cœur s'arrête immédiatement et définitivement.

2° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 104 grammes de potassium.

Même elfe t.

30 A i lieiue, 4 gouttes d'une solution contenant 26 grammes de potassium.

Immédiatement arrêt du cœur, puis les battements l'eparaissent.

A 1 h. 15 m., 4 gouttes.

A 1 h. 30 m., 4 gouttes.

A 1 h. 45 m., 4 gouttes. Il n'y a plus que de très faibles contractions fibrillaires.

L'arrêt est en complète diastole. Le cœur est très noir. (Au contraire avec le chlorure de sodium et le chlorure de lithium, le cœur est rouge vermeil.)

A 3 heures, le cœur ne bat plus.

4" A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant Io,6 de potassium. A 2 heures, le cœur bat irrégulièrement, mais avec force ; il est noir et diastolique.

A 3 heures, le cœur bat bien, quoique avec lenteur.

5" A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 20,8 de potassium. A 1 h. 15 m., 1 h. 30 m., 1 h. 45 m., 4 gouttes chaque fois. A 2 heures le cœur est remis à l'eau : à 3 heures il bat, mais failjlement et irrégulièrement.

6° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 23,4 de potassium. A i h. lo m., 4 goutles.

A 1 h. 30 m., 4 gouttes.

Le cœur est très irrégulier et très lent. A 1 h. 45 m., 4 gouttes.

Le cœur ne donne plus que de rares et faibles contractions. A 2 heures, le cœur est lavé dans de l'eau froide, il bat assez bien quand on l'excite, mais spontanément ne se contracte plus.

A 3 heures, la contractilité spontanée est revenue, mais elle est faible.

Il résulte de ces six expériences qu'à la dose de 23,4, il nV a pas arrêt du cœur, tandis qu'à la dose de 26 il y a arrêt. La limite paraît donc pour le potassium être d'environ 25 grammes par litre.

D. — Expériences avec le chlorure de rubidium.

1° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 105 grammes de rubidium.

Le cœur s'arrête, puis ses battements reprennent. Quelques instants après il se contracte bien, mais il a la môme apparence noire que lorsqu'on a expérimenté avec le chlorure de potassium.

A 1 h. 10 m., les contractions sont devenues très faibles. A 1 h. 15 m., 4 gouttes de la même solution. A 1 h. 20 m., le cœur est complètement arrêté en diastole. L'arrêt est définitif.

2° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 70 grammes de rubidium.

Le cœur s'arrête, puis reprend.

A 1 h. 10 m., les battements sont faibles; le cœur est noir et diastolique.

A 1 h. 15 m., à 1 h. 30 m., quatre gouttes.

Le cœur s'arrête définitivement.

3° A 1 heure, 4 gouttes d'une] solution contenant 56 grammes de rubidium .

A 1 h. 10 m., le cœur est noir et bat faiblement.

A 1 h. 15 m., à 1 h. 30 m., 4 gouttes.

Le cœur s'arrête définitivement en diastole à 1 h. 55 m.

4° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 56 grammes de rubidium .

A 1 h. 5 m., arythmie. Le cœur est noir, et il se vide mal.

A i h. 15 m., 4 gouttes.

A 1 h. 30 m., 4 gouttes.

Le cœur est faible et très diastolique. Ses battements sont rares et irréguliers.

A 1 h. 40 m., arrêt définitif.

5° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 43 grammes de rubidium.

Le cœur est noir et bat avec rapidité.

A l h. 15 m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 45 m., 4 gouttes.

A 1 h. 45 m., cesse de battre.

Ne revit plus.

6° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 43 grammes de rubidium.

A 1 h. 15 m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 45 m., 4 gouttes.

A 2 heures, le cœur bat faiblement. Lavé dans de l'eau froide, il reprend de la force, et il bat assez bien à 3 heures.

Ainsi lalimite parait être pour le rubidium de 43 grammes, puisque à cette dose tantôt le cœur a cessé de battre, tantôt il a continué ses battements.

428 CHAULES RICHE T.

E. — Expériences avec le chlorure de césium.

1" Al heure, 4goiattesd'une solution conteiiaut 80 grammes de césium. A 1 h. .") m., le cœur bat bien, mais avec une grande rapidité. A 1 h. 1.) m., à 1 h. .30 m., à i h. 45 m., chaque fois quatre gouttes. Le cœur est faible, mais bat bien, avec une systole très prolongée et très lente.

A 2 heures, le cœur bat faiblement : il est lavé dans de l'eau froide. A 3 heures, il bat avec plus de force, mais il est noir et diastolique.

2° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant ICO grammes de césium.

A 1 h. 10 m . le cœur bat bien.

A 1 h. \'.\ m., à 1 h. 30 m., 4 gouttes.

A 1 h. 35 m., le cœur s'arrête définitivement.

3° A lheure,4gouttesd'unesolution contenant 120 grammes de césium.

A 1 h. lo m., 4 gouttes.

A 1 h. 20 m., le cœur s'arrête définitivement.

Ces trois expériences suffisent peut-être à faire admettre pour le chlorure de césium une limite de toxicité voisine de 100 grammes de métal par litre, puisque à la dose deSOlecœur n'est pas arrêté et qu'il est arrêté à la dose de 100 grammes.

F. — Expériences avec le chlorJiyclrat.e d'ammoniafpie.

1° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 40 grammes d'ammonium (AzH^).

Le cœur s'arrête, puis ses battements reprennent. A 1 h. lî) m., il bat assez bien, 4 gouttes. A 1 h. 2.'» m., arrêt définitif en diastole.

2" A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant IG grammes d'ammonium.

A 1 h. \)i m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 4o m., chaque fois 4 gouttes.

A 1 h. 2.^ m., le cœur est très arythmique et bat avec force.

A 2 heures, le cœur bat encore.

A 3 heures, id.

A ce moment l'animal est en complète résolution; mais le cœur continue ses battements'.

\. Avec le chlorure de magnésium ou obtient des effets identiques. Le cœur jit'est pas empoisonné, et cependant la substance toxique absorbée par le cœur a passé dans la circulation et produit une intoxication générale.

3° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 27 grammes d'ammonium.

A 1 h. 15 ni., à 1 h. 30 m., à 1 h. 45 m., chaque fois 4 gouttes. A 1 h. 35 m., le cœur est très diastolique. Arrêt définitif.

4° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 19 grammes d'ammonium.

A 1 h. 15 m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 45 m., chaque fois 4 gouttes. Les hattements du cœur sont assez forts, mais très irréguliers. A 3 heures, le cœur bat encore.

0° A 1 heure, 4 gouttes d'une solution contenant 23 grammes d'ammonium.

A 1 h. 15 m., à 1 h. 30 m., à 1 h. 45 m., chaque fois 4 gouttes.

L'animal est pris de convulsions tétaniques générales. Le cœur bat, quoique faiblement. État très diastolique.

Remis dans de l'eau froide, il bat un peu à 3 heures.

6° A I heure, 4 gouttes d'une solution contenant 40 grammes d'ammonium.

Le cœur cesse de battre à 1 h. 30 m. Diastole.

Ainsi pour l'ammonium la limite toxique parait être entre 23 grammes et 27 grammes, soit de 25 grammes.

Réunissons dans un tableau d'ensemble ces résultats : on pourra ainsi juger que la précision est plus grande qu'on ne l'aurait d'abord supposé.

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