NATURE
Il E s SELS.
En été
En hiver
En hiver
Chlorures.
Bromures, lodures.
4" En prenant les maximades variations, malgré les causes d'erreurs expérimentales, malgré les divergences dues à des espèces variables et à des températures variables, nous trouvons que le maximum est de 0,0207 (chlorure de lithium pour les grenouilles) et le minimum de 0,0059 (iodure de rubidium pour les pigeons). C'est une différence de 1 à 3, dilîérence qui est assurément très grande, mais qui est bien moindre cependant que la différence du poids atomique du lithium et du rubidium. Autrement dit : si le lithium et le rubidium étaient, à poids égal, également toxiques, on devrait trouver, non pas une différence de 1 à 3, mais une différence de 1 à 12 dans la quantité nécessaire pour amener la mort.
5" Par là se peut déduire cette loi qui parait très importante : c'est que les substances chimiques similaires agissent sur l'organisme proportionnellement, non à leur poids absolu, mais à leur poids moléculaire. Il se passe quelque chose d'analogue à cette décomposition de l'acétate d'argent dont nous donnions plus haut l'exemple. De mémo que pour la décomposition de l'acétate d'arg-ent on envisage les poids moléculaires et non les poids absolus; de môme, pour empoisonner un même poids d'animal vivant, il faut un môme poids moléculaire d'un de ces sels alcalins. De là celte conclusion qui
est de la plus haute importance, c'est que les poisons agissent chimiquement, à la manière des substances chimiques.
6° Si nous prenons la moyenne générale, nous trouvons le chiffre : O,0ilo. Nous pouvons donc calculer ainsi à peu près la quantité de métal qui sera toxique. Soit un animal pesant ?? kilogrammes, et un sel alcalin quelconque (dont l'acide n'aura pas de propriété toxique); soit P le poids atomique de ce métal, la quantité minimum de substance nécessaire pour tuer
P X 0 ilo
l'animal sera environ : '- \
V Mais, quelle que soit l'identité de ces divers sels métalliques, il n'en reste pas moins des différences notables dans la toxicité des métaux alcalins, même à molécule égale, comme le prouvent les chiffres suivants, déduits des moyennes des tableaux qui précèdent :