‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 131 sur 168 · MÉTAL · texte numérisé non relu

MÉTAL

s KL.

du mét.il.

du sel.

Chlorure de rubidium . .

Bromure de rubidium

lodure de rubidium .

Chlorure de potassium

Bromure de potassium

lodurc de potassium.

Bromure de lithium .

Chlorure de lithium .

lodure de lithium . .

1. Il va sans dire qu'on ne doit jjas l'appliquer, comme cependant Rabuteau avait la malheureuse idée de le faire, à d'autres métaux que ceux qui forment des séries homogènes. On ne peut comparer le rubidium au cuivre, ou au platine, ou au magnésium. Toute analogie est impossible entre ces corps si profondément différents.

2. Ces chiffres, pour être comparables, ne se rapportent qu'aux pigeons, poissons et cobayes.

Par conséquent, le rubidium est moins toxique que le potassium, et le potassium moins toxique que le lithium, et cela, dans des proportions considérables, puisqu'il faut huit fois plus de rubidium que de lithium pour obtenir le même effet mortel.

Ainsi la loi de Rabuteau, telle qu'il l'a formulée, est manifestement erronée, au moins pour les chlorures alcalins ^

Mais il est possible de pousser plus loin l'analyse de ces faits de toxicologie. En effet, on peut supposer a priori que les substances toxiques agissent chimiquenjent sur l'organisme, et alors leur action doit être proportionnelle, non à leur poids absolu, mais à leur poids moléculaire.

Pour prendre un exemple, les quantités de chlorures, de bromures ou d'iodures de lithium, de potassium ou de rubidium, qui décomposent par double décomposition une molécule d'acétate d'argent, sont proportionnelles aux poids moléculaires, c'est-à-dire qu'il faudra, pour une dose de 168 grammes d'acétate d'argent, les doses des :

grammes.

Chlorme de rubidium .

soit

de R

Bromure —

lodure —

Chlorure de potassium.

de K

Bromure —

lodure —

Chlorure de lithium. .

de Li

Bromure — . .

lodure — . .

Ainsi des doses également efficaces devront être proportionnelles aux poids moléculaires.

1. Rabuteau, qui était un excellent observateur, avait été, malgré le désir de voir sa théorie se justifier, forcé de reconnaître que sa loi ne peut pas s'appliquer au lithium, et il avait admis que le lithium ne rentre pas dans le groupe des- métaux alcalins, proposition qui est évidemment inadmissible, la série des métaux alcalins étant tout à fait homogène. Nous verrons plus loin que, dans la fonction périodique de Mendeléeff, le lithium, le potassium et le rubidium forment un groupe primordial, tandis que le césium et le sodium forment un groupe intermédiaire.

Nous allons faire cette application aux doses mortelles minima, afin de chercher si, à ce point de vue, il n'y aurait pas identité d'action entre les divers sels métalliques.

TABLEAU XII Doses mortelles moléculaires minima'.

LITHIU.M.

POTASSIUM

Rl-BIDIUM.

MOYENNES

Chlorures.

/ Poissons . .

l Tortues. . .

} Grenouilles.

\ Pigeons . .

r Cobayes . .

\ Lapins . . .

Moyenne. . .

Bromures.

i Poissons . .

< Pigeons. . .

( Cobayes . .

Moyenne. . .

l Poissons . .

lodures. . | Pigeons. . .

( Cobayes . .

Moyenne. . .

Moyennes gknérale.s. .

1. Nous éliminons de ce tableau les limaçons et les écrevisses, qui, pour les raisons données plus haut, s'éloignent notablement des autres animaux. Pour eflectuer ce calcul, nous avons simplement divisé les poids indiqués précédemment par le poids atomique du métal en question. Ainsi la dose de 0,400,

donnée comme limite pour le lithium, devient --z — , soit 0,0143, etc.

Si nous prenons les poids, non plus de métal, mais de sel, en comparant leur poids moléculaire à leur poids toxique, nous avons les chiffres suivants.

En étudiant ce tableau, on y trouve nombre de faits intéressants que nous allons essayer de mettre en lumière :

1° Par suite des raisons données plus haut, on ne peut comparer les expériences faites en été et les expériences faites en hiver. C'est ce qui explique les divergences notables qu'on trouve, à ce point de vue, entre les doses moléculaires toxiques de l'été et celles de Thiver (principalement pour le lithium).

2° On ne peut comparer rigoureusement les animaux à sang chaud et les animaux à sang froid. Il faut donc établir nos comparaisons seulement entre les mêmes animaux, et pour des expériences faites à la même température.

3° En tenant compte de ces faits, on voit que l'identité est vraiment remarquable entre ces divers sels métalliques toxiques, si l'on n'envisage que leurs poids moléculaires. Ainsi, la dose mortelle de lithium et la dose mortelle de rubidium,

Ils nous prouvent bien que la dose toxique nécessaire est, en poids absolu, d'autant plus considérable que le poids moléculaire est plus élevé.

Poids.

Dose toxique.

moléculaire.

grammes.

grammes.

Rb I. . .

Kl. . . .

Li I.. . .

K Br. . .

Rb Br. .

Rb Cl.. .

Li Br.. .

K Cl. . .

Ce qui nous donne les rapports suivants pour la dose toxique de la molcciile de ces sels.

grammes

Li Br.

K Cl. .

Li Br.

K Br .

Li 1. .

RbCl.

Kl. . .

Rb Br.

Rb L .

Ces chiffres sont assez proches les uns des autres pour que nous regardions comme assez vraisemblable que c'est tel ou tel poids de la molécule qui est toxique, et non tel ou tel poids absolu du sel.

chez les lapins, sont exactement proportionnelles au poids moléculaire (0,0124 et 0,0128).

De même, chez les pigeons, nous avons les doses suivantes, très voisines :

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