C. — La morphine agit sur la respiration comme poison
cérébral.
Laborde et Calvet admettent que la morphine agit sur la respiration par l'intermédiaire des nerfs pneumogastriques. Calvet écrit : « Saiis entrer dans de grands détails à ce sujet, il nous est permis de dire, d'après un certain nombre d'observations, que les modifications dont il s'agit (modifications respiratoires et circulatoires) sont sous la dépendance de l'encéphale, et plus particulièrement de sa portion bulbaire, par l'intermédiaire des nerfs pneumogastriques \ »
C'est donc en paralysant les fibres des nerfs pneumogastriques que la morphine exercerait l'influence que j'ai indiquée sur la fréquence et le rythme de la respiration. Morphiner un animal, ce serait, en un mot, au point de vue respiratoire, sectionner les pneumogastriques. Mais encore que la morphine donne souvent à la respiration le rythme périodique, tandis que la section des pneumogastriques ne produit jamais rien