‹ Physiologie; (volume 3)Chapitre 16 sur 168 · Calvet. Thèse do Paris, 1876, p · texte numérisé non relu

Calvet. Thèse do Paris, 1876, p

136 V. PACHON.

de semblable, des faits d'ordre expérimental viennent infirmer roj3inion de Laborde et Calvet. Il était fort simple, en ellet, de vérifier l'exactitude ou l'erreur de cette opinion. Il suffisait, pour cela, de sectionner d'abord les deux nerfs pneumogastriques chez un animal, de lui injecter ensuite de la morphine et de voir ce que devenait dès lors la respiration. C'est ce que j'ai fait dans l'expérience suivante :

ExpÉRiE.NCK X\^ — 2G janrier 1802. LaplnaduUe. Poids 2220 grammes. T. 39° 8. Température du laboratoire H°o. liespiralioii normale du lapin : 55 respirations par minute.

4 h. — Trarliéotomie. La respii'alioii est enrcgislrre par la niélhode

Fig-. 113. — Tracé de la respiration après la section des deux nerfs pneumo^'astriqucs chez le lapin.

Vitesse de rotation du cyliD<lre enregistreur = 1 tour à la minute. Lu tracé représente une durée de 15 secondes.

de P. Bert (inscription des variations de pression intra-piilmonaire, ligne descendante = inspiration, ligne ascendante = expiration).

4 11. 10. — Section des deux nerl's pneumogastritiues.

4 h. 20. — 4 h. 40. — La respiration donne le tracé de la fig. 113, 22 respirations par minute (le tracé représente une durée de 15 secondes).

4 h. 45. — Injection inlra-péritonéale de 10 centigrammes de morphine en 5 centimètres cubes d'une solution à 2 p. 100.

5 h. — La respiration donne le tracé de la fig. 114. 7 respirations par minute.

5 h. — 5 11. 30. — La fréquence et le rythme de la respiration con-

1. Cette cxjiérience a été faite en collaboration avec M. Abelous, que je tiens à remercier ici tout particulièrement de son précieux concours.

servent le caractère du tracé de la fig. 114. La fréquence tend à diminuer encore .

5 h. 33. — La fréquence de la respiration est maintenant considérablement diminuée:

4 respirations par minute. Le tracé de la fig. Ho, qui représente une durée de 2o secondes, donne l'idée exacte de la longueur de la pause respiratoire et de la lenteur avec laquelle les respirations arrivent dans le temps et évoluent dans l'espace.

6 h. 15. — Mort du lapin avec mouvements convulsifs. A l'autopsie on trouve les poumons très congestionnés. Les deux nerfs pneumogastriques sont parfaitement sectionnés.

Cette expérience montre nettement, je pense, que la morphine exerce encore son influence sur la respiration, après la section des deux pneumogastriques.

Quand on sectionne les deux pneumogastriques à un lapin, la fréquence peut être, certes ,

Page 1