SINGE
Dose de cocaïne.
ïrammes.
Grasset, Comptes rendus de V Académie
des Sciences, 9 février 188.') 0,003 rien.
— 0,006 rien.
— 0,088 rien.
— 0,017 convulsions, survie.
Prxdxl (Thr^e de MontpeUier], iS8'6 . . 0,023 —
Grasset 0,027 —
Pradal 0,030 —
Dose convulsive appro.ximalive . . . . 0,012
Le poids moyen du cerveau rapporté à un kilogramme d'animal et calculé d'après leschifîres de Cu vier est 1 8 grammes.
LA cocaïne. 341
Si maintenant nous groupons les résultats obtenus, nous verrons que l'hypothèse de M. Cu. Richet se trouve vérifiée. Le tableau suivant qui résume nos recherches est significatif à cet égard.
Poids du cerveau rapporté au kil. d'animal.
Dose convulsive
Lapin .
Cobaye.
Pigeon.
Chien. .
f^rammes.
grammes.
Singe. .
Du simple examen de ce tableau, il résulte que la dose de cocaïne nécessaire pour produire des convulsions est d'autant plus petite que la masse cérébrale est plus grande.
Avec ces données ne serait-il pas possible de déterminer d'une façon approximative cette même dose chez l'homme?
Tout d'abord il nous est facile de trouver une des inconnues. En effet, d'après Cuviep/, le rapport moyen entre la masse cérébrale de l'homme et le poids total de son corps est
—, ce qui donne le chiffre 35 en rapportant cette proportion
à notre unité conventionnelle. Or, en consultant le tableau ci-dessus, on s'aperçoit que la différence dans la masse cérébrale estplus petite du chien au singe que du singe à l'homme ; par suite la différence dans la dose convulsive entre le singe et l'homme doit être plus grande qu'entre le singe et le chien. Elle sera donc inférieure à 0,005 ; nous la fixerons d'une façon un peu arbitraire à 0,002 ou 0,003.
Lorsqu'on emploie une quantité de cocaïne supérieure à celle qui est capable de provoquer des mouvements épileptiformes, l'animal est souvent tué. Il suffit en effet de se reporter à nos tableaux pour voir que la dose mortelle suit la dose convulsive. La même loi préside d'ailleurs à l'évolution de ces