Rabuteau, r/ièse mau^Kj-aZe, Paris, 1867, p. 73 et
POLYURIE EXPÉRIMENTALE. 185
KuLz^ observe que l'injectiond'une solution salée, non seulement amène la polyurie, mais produit une sorte de diabète avec élimination d'inosite.
Le phosphate de soude se retrouve dans l'urine à l'état d'acide phosphorique, ainsi que Falck- l'a montré, sans indiquer cependant qu'il y a polyurie.
Ainsi on admet d'une façon générale que certaines substances salines, chlorure de sodium, azotates, etc., augmentent la quantité d'urine excrétée.
Relativement à la glycérine, de nombreux auteurs se sont occupés de la question. Ustimowitch ^ a montré qu'après l'injection veineuse de quantités, même minimes, de cette substance (2"'' pour un chien de moyenne taille), il y avait une augmentation notable dans la quantité d'urine excrétée. LuchsiNGER* avait noté déjà que l'injection sous-cutanée de glycérine produit l'hémoglobinurie. Enfin Plosz'^ a montré qu'après l'injection de glycérine, une partie de cette substance se retrouve dans l'urine à l'état d'aldéhyde glycérique C^H^O^ (?).
Pour l'urée, outre les expériences de Ségalas et d'UstimowrrcH, mentionnées précédemment, il faut noter celles de Rabuteau*, qui n'a pu constater qu'une très faible augmentation de la quantité d'urine, en prenant par la voie digestive 5 grammes d'urée par jour.
1. « Ueber das Auftreten Von laosit in Kaninchenharn. » Centralhlatt fur med. Win., 1875, p. 932.
2. « Untersuchxmg uebcr die Ausscheidung des durch Infusion in das Blut gcbrachtcn phosphorsauren Natrons dui'cli die Nieren. » Virchow's Archiv., t. LIV,p. 173.
3. « Ueber die angebliche ïuckerzersetzende Eigenschaft des Glycerin. » Pflûger's Archiv., t. XIII, p. 435.
4. LucHsiNGER, « ExperimenteUe Hcmmung einer FermentAvirkung des lebendcn Thieres. » Pflûger's Archiv., t. XI, p. 502.
Voyez aussi : Schwann. — Ueber die Art wie das Glycerin Hemoglobinuric macht. » Eckhrad's Beitruge zur Anatomie u. Physiologie, t. VIII, p. 165.
5. « Ueber die Wirkung und Umwandlung des Glycerins im thicrischcn Organismus. » Pflûger's Archiv., t. XVI, p. 153.
6. Rabuteau, Note sur les effets physiologiques et l'élimination de Turée introduite dans l'organisme. Union médicale, 1872, p. 841.
Feltz e t RiTTER * , après avoir injecté de l'urée dans les veines^ notent l'innocuité de cette substance, mais ne remarquent pas qu'il se produise de la polyurie.
Pour ce qui concerne les substances résineuses et les extraits actifs des plantes, on possède quelques données fournies par l'observation clinique et la thérapeutique, mais les expériences physiologiques font à peu près complètement défaut. On sait que la térébenthine, le goudron, le copahu, le santal, etc., sont diurétiques, mais le fait n'a pas été démontré par des expériences physiologiques.
Quant à l'alcool, on sait d'une part que les boissons alcooliques, telles que le vin blanc ", la bière, etc., provoquent la polyurie, mais on ignore si cette action est due à l'alcool ou à l'eau ingérée en même temps que lui; on n'est même pas certain qu'il soit éliminé par les reins ^
La scille, la digitale, ont été, de toute antiquité, considérées comme des diurétiques. On a fait beaucoup d'expériences pour savoir si la digitale agissait sur le rein directement, ou, au contraire, par l'intermédiaire du système nerveux. On ignore même si la digitaline est éliminée par le rein*. Ainsi, la question n'est pas résolue, et Lauder Brunton et H. Power^ ont admis que le moment de la diurèse ne coïncide pas avec l'élévation maximum de la pression artérielle.
D'autres alcaloïdes*' paraissent aussi augmenter la quantité
1. Journal de fana lomie et de la physiologie, min 1874, et Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LXXXVI, p. 916.
2. HippocRATE dit que le vin blanc est diurétique. {Œuvres, Ed. Littré, t. II, p. 334.) Un peu plus loin, il dit que l'eau n'est pas diurétique (ibid., p. 360); nous rapprocherons cette opinion .-incicnnc des expériences indiquées plus loin (S III).
3. AusTiE, « Recherches sur l'élimination de l'alcool. » Rev. des Se. méd., t. V, p. .^6.
Voyez BiNz, « Die Auscheidung des Weingeistes durch Nieren und Lungen. A)Th. f.exp. Path. u. Pharm., 1877, f<''vrier.
4. BoRDiER, « Revue critique de th(-rapeutique, nin Journal de thérapeutique, t. I, p. 142.