Cité par Carpenter, loc. cit., p
3. Cité par Carpenter. Principles of human Physiology, 8e édition, p. 101.
Claude Bernard* cite une expérience relative aux effets de l'introduction d'eau dans les veines. Il injecta à un tout petit chien pesant 2,500 grammes le tiers de son poids d'eau, soit 800 grammes. « Les sécrétions ne parurent d'abord pas modifiées; puis, à mesure qu'on injecta plus d'eau, elles diîninuèrent peu à peu. » Ce résultat était absolument contraire aux conclusions de Kierulf.
UsTiMOWiTCH- a consigné dans un mémoire très important les résultats de ses expériences sur la sécrétion urinaire. Il a cherché le minimum de pression nécessaire pour que la sécrétion puisse encore s'effectuer. Il admet que, dans le cas où le sang n'est pas modifié par l'introduction de substances étrangères, ce minimum correspond chez un chien à environ 50 millimètres de mercure. Mais, si ïon injecte de Vurée ou du chlorure de sodium^ quoique la pression soit au-dessous de 50 (entre autres l'expérience 3, page 211, où il y eut IjOS"" d'urine par minute avec une pression de 40 millimètres), il y a cependant persistance de la sécrétion. Il admet que le curare ralentit la fonction rénale (p. 224), de telle sorte que, si l'on injecte ensuite de l'urée ou du chlorure de sodium, la sécrétion est moins abondante que sur l'animal non curarisé.
Falck ^ a injecté du chlorure de sodium dans le sang et a constaté que ce sel est éliminé par l'urine sans que ce liquide devienne sanguinolent ni sucré.
D'autres sels que le chlorure de sodium ont été étudiés dans leur action sur la sécrétion urinaire : ainsi les azotates de potassium et de sodium sont diurétiques et rapidement éliminés par les reins. Il en est de même pour les sels de manganèse et de magnésie lorsqu'ils sont pris à dose modérée*.
1. Leçons sur les liquides de l'organisme, 1859, t. I, p. 32.
2. « Expcrimcntellc Beitrâgc zûr Théorie der Harnabsonderung. » Comptes rendus du Laboratoire de Leipzig, 1870, p. 198.
3. « Ein Beitrag zur Physiologie des Chlornatriums. » Virehow's Arch., t. LVI, p. 315 à 344.