CH. RICHE! ET P. RONDEAU
20 centigrammes d'oxygène, c'est-à-dire, par heure, 100 centimètres cubes d'air atmosphérique.
Or il est invraisemblable qu'une telle quantité d'air atmosphérique circule ainsi à travers le plâtre.
Il faut donc admettre que la consommation d'oxygène est devenue tout à fait minime, et cette réduction au minimum de la dépense d'oxygène est due sans aucun doute à l'absence absolue de mouvements musculaires et de digestion. Un animal tout à fait immobile, et qui n'introduit aucune substance alimentaire dans son tube digestif, consomme un minimum d'oxygène et produit un minimum d'acide carbonique.
Parla s'expliquece paradoxe que lesanimaux(grenouilles, salamandres et tortues), scellés dans du plâtre, vivent mieux que des animaux laissés à l'air libre. Et on effet, sur six tortues de même taille, achetées le 8 juillet, en même temps, il y en eut une qui fut laissée à l'air libre et qui est morte ; une autre ayant subi pour toute opération l'ouverture de la trachée et qui mourut le lendemain. Les quatres autres furent placées dans du plâtre, trois d'entre elles survécurent : elles vivaient encore le 15 novembre et ne moururent que dans le cours du mois de décembre.