‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 116 sur 210 · Rosenthal. Revue scient., 1872. 2e série, t. I, p. o · texte numérisé non relu

Rosenthal. Revue scient., 1872. 2e série, t. I, p. o

HYPERTHERMIE ET CHLORAL. 371

24 heures, on peut dire qu'il est complet; il paraît être plus rapide si l'animal a été brusquement refroidi (exp. II).

Les animaux qui meurent doivent être divisés en deux catégories bien distinctes, que la plupart des auteurs ne signalent même pas : les uns, en effet, succombent au fastigium de l'hyperthermie ; chez eux la polypnée se ralentit de plus en plus ; on voit survenir des convulsions cloniques, et la respiration s'arrête ainsi que le cœur; les autres, au contraire, sont revenus à la température normale ; quoique très fatigués, ils ne paraissent pas absolument condamnés; cependant la température, au lieu de se maintenir à son chiffre physiologique ou à un degré très voisin, continue à baisser; ils ne sont plus maîtres de régler leur chaleur et ils meurent en hypothermie (exp. III). Ce mode de terminaison a été indiqué par Magendie '. qui Ta observé dans une de ses expériences; il est singulier qu'il n'ait pas attiré l'attention des auteurs, parce qu'il montre qu'un des dangers de l'hyperthermie est précisément l'état absolument opposé, l'hypothermie, et que celle-ci peut être telle que la mort en soit la conséquence (mort à 25°, cas de Magendie)-.

Les lésions de l'autopsie sont semblables dans les deux genres de mort : elles consistent en hémorrhagies intestinales et pulmonaires; congestions de tous les viscères, ecchymoses sous-pleurales et sous-péricardiques; le cœur est toujours dur : cette dureté ne porte que sur le ventricule gauche; si l'animal a succombé en hyperthermie, le ventricule est contracté et vide. Quand, au contraire, la mort s'est produite en hypothermie, il est rempli par des caillots; dans le premier cas, le cœur s'arrête en systole; dans le second, il s'arrête dans le relâchement.

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