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MEL.DE 0 ET DE CO

Fig. 93. — Influence de l'acide carbonique inspire sur la respiration normale.

Chien trachéotomisé, dont les deux pneumogastriques ont été coupés et qui respire dans l'air ordinaire sur la ligne 1. Entre les lignes 1 et 2. on lui a fait respirer un mélange de 40 parties d'acide carbonique et 60 parties d'oxygène. Ce mélange a accéléré sa respiration, comme on lo voit à la ligne 2.

Ainsi l'acide carbonique qui accélère les respirations lentes ralentit les respirations rapides. Il y a un rythme asphyxiqué (par CO"2), qui est intermédiaire entre les respirations polypnéiques et les respirations lentes (type des vagues coupés).

pnéiques ; mais le rythme change dès que l'acide carbonique est en excès dans leur sang, ou, ce qui revient au même, dans l'air qu'ils respirent. C'est là une démonstration formelle de la nature centrale, non réflexe, du phénomène (arrêt de la polypnée par CO2), puisque ni la chloralisation ni la section des pneumogastriques ne l'empêchent de se produire.

En un mot, tant que le bulbe conserve son pouvoir excitomoteur des muscles de la respiration, il conserve aussi ses réactions aux altérations chimiques du sang qui l'irrigue, réactions qui se traduisent par des changements de rythme.

Il me paraît bien vraisemblable que la principale altération chimique capable de produire l'arrêt de la polypnée, c'est l'excès d'acide carbonique dans le sang; mais il faudrait pourtant, ce que je n'ai pu encore réaliser d'une manière irré-

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prochable, étudier l'influence delà diminution de l'oxygène, et voir si relie diminution d'oxygène est capable, elle aussi, de suspendre la poJypnée, comme le fait l'excès d'acide carbonique. Le gaz acide carbonique arrête la polypnéc : c'est un fait absolument avéré : et cet arrêl se fait par une action sur les rentres nerveux; mais il reste à voir si la privation d'oxygène ne déterminerait pas un effet analogue.

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