QUOTIENT RESPIRATOIRE
État normal (de 9 h. 20 ;'. 9 h. 30) . Catalepsie (de 9 h. 40 à 10 h.) . . . Léthargie (de 10 h. à 10 h. 20). . . LcUhargie (de 10 h. 20 à 10 h. 10). .
litres.
On voit que, pendant quarante minutes, la ventilation a été réduite à un taux extrêmement faible de 4m,4, ventilation si faible que, malgré tous nos efforts, nous ne l'avons pu maintenir sur nous-mêmes que pendant quinze minutes au prix d'une souffrance asphyxique assez vive; et encore, sur six personnes normales ayant fait cette expérience, une seule a eu, comme ventilation minimum, i,7 entre la quinzième et la vingtième minute.
Expérience XLI.
Une autre expérience sur l'état cataleptique léthargique a donné un résultat plus net encore.
Gr. (poids : 54kg).
État normal (de 4 h. à 3 h. 20)
(de 4 h. 20 à 4 h. 40).
Catalepsie léthargique
(de 4 h. 40 à 4 h. 5b)
Ventilation.
co*
lit.
gramm<
Léthargie : Total.
On voit que dans cette nouvelle expérience de catalepsie la ventilation est tombée, pendant trente-cinq minutes, à 3 litres par kilogramme et par heure, alors qu'un individu normal n'a pu rester que quinze minutes au plus avec un taux aussi faible.
Mais la troisième expérience, faite sur la même personne, a été plus concluante encoiv.
Ventilation. CO*.
lit. grnnimc*.
État normal (de -J h. ;'i 2 b. 28} ]f»,2 0,403
. . ( de 2 h. 28à2h.48). 0,15 Léthargie cataleptique ! , „, , ;
( de2h.40ù 3 h. 4). 0,14
Ainsi, pendant trente-six minutes, la ventilation n'a été que de 4nt,72en tout, ce qui fait, par kilogramme etpar heure, 0m,15 seulement, quantité tellement faible, que nulle personne normale ne pourrait vivre pendant seulement cinq minutes avec cette minime respiration.
Si extraordinaires que ces faits puissent paraître, ils concordent parfaitement avec ce que nous sa-
Fig. 90. — Influence de la léthargie sur la production de CO*.
Mêmes indications qu'a la lig. 9i. On voit la différence entre deux léthargiques (Léth. et Létli.) qui produisent très peu de CO4, alors que des personnes nor- VOnS de l'nVStérie et maies, en diminuant leur ventilation autant que possible
(H. I>. Lg.), arrivent, au bout de onze minutes, à un taux
de l'influence que les tout à fait supérieur. états nerveux hystériques exercent sur les échanges interstitiels des tissus. Il ne faudrait d'ailleurs pas croire que tout état léthargique s'accompagne nécessairement d'un abaissement aussi profond des échanges. Sur deux autres jeunes filles hystéro-épileptiques, les résultats ont été différents, et nous n'avons obtenu que des chiffres s'éloignant peu de l'état normal.
M. HANHIOT ET Cil. RICHKT.
Rapports de l'alimentation avec les échanges.
Jusqu'à présent nous ne nous sommes pas occupés des quantités de carbone éliminées par la respiration, comparées avec les quantités de carbone ingérées. Il était intéressant de faire cette comparaison pour établir le bilan nutritif de S.
S. a été soumis à deux régimes différents : le premier régime, certainement trop substantiel, a duré du 15 mars au 1er avril. Voici de quoi se composait alors son alimentation. Il faisait deux repas par jour; l'un à M b. 30 du matin, l'autre à G h. 30 du soir. Chacun de ces repas était ainsi composé :