POIDS APPROXIMATIF
Ij (I C A I: BOX'E
contenu.
ranimes.
DE LAZOTE
contenu.
grammes.
Sous l'influence de ce régime, S. a rapidement augmenté de poids :
kilogr.
15 mars 47,300
1" avril 52,000
Donc-, on quinze jouis, l'augmentation a été de 4*, 500, soit :i00 grammes par jour.
Il faut donc chercher si nous retrouvons dans l'alimentation, comparée ;iux éclwinges el. ;iu\ exrrél ions, un excédent de carbone, el quel est cet excédent.
Or la quantité de carbone exhalé en vingt-quatre heures (pendant le jeune répond sensiblement à 702 grammes de CO2, soit 208 de carbone. Il est évident que, pour arriver à ce chiffre de 762 grammes de CO'2, nous ne faisions aucun dosage pendant vingt-quatre heures consécutives. Mais nous pouvons prendre l'exhalation de CO2 pendant la veille et le jeûne comme représentant assez bien la moyenne générale des vingt-quatre heures; car, pendant la digestion et le travail, il se produit plus de CO2; pendant le sommeil, il s'en produit moins. On est donc très près de la vérité en admettant que le CO2 du jeune est le CO2 moyen de chaque heure des vingt-quatre heures du jour et de la nuit.
Nous avons donc une ingestion de 2(>85r,9 de carbone et une excrétion respiratoire de 208 grammes à l'état de CO2.
Restent 60gl',9 de C. Mais l'urine contenait à l'état durée (dosée) 6 grammes de C; et les matières fécales peuvent être estimées contenir 20 grammes de C l. En définitive, il reste 34sr,9 de carbone, ou, en chitfres ronds, 35 grammes.
Or l'augmentation quotidienne de S. a été de 300 grammes par jour. Si cette augmentation portait uniquement sur l'hypertrophie des tissus normaux, musculaire, conjonctif et autres, elle répondrait à 250 grammes d'eau et 50 grammes de tissus fixes contenant 25 grammes de carbone. Mais il s'agit
1. D'après M. Rubner (cité par Voit, Hermcmn's Handbach, p. 35), un homme nourri uniquement d'œufs et de viande excrète 17 grammes de matières solides dans ses fèces. D'après M. V\Ti:ns.vRG {Excréments du Dict.de chimie, de Wurtz), cette quantité serait en moyenne de 26sr,'7. Dans une alimentation où le pain entre abondamment, les matières sont plus abondantes (Ranke). Chez S., qui prenait 400 grammes de pain et iOO grammes de pommes de terre, nous pouvons évaluer à 40 grammes par jour le résidu fécal fixe, avec 50 grammes p. 100 de carbone, c'est-à-dire à peu près 20 grammes de carbone.
tomk i. 33
sans doute de tissus dans lesquels la graisse est la partie principale, et, par conséquent, où la quantité de carbone est très élevée.
Dans la période suivante, l'alimentation, moins abondante, ne comprenait plus que 230 grammes de carbone au lieu de 269 grammes. Or le carbone éliminé par la respiration a été alors de 190 grammes au lieu de 208 grammes. Il reste encore il) grammes de carbone, qui donnent un chiffre un peu plus fort que le total du carbone (26 grammes) excrété par les matières fécales et par les urines.
Mais, même dans cette période, S. a augmenté de poids. Le 2o avril il pesait 47 kilogrammes, et le G juin il pesait 52Uer,o, soit une augmentation de 5kg,5 en quarante jours, répondant à une augmentation de 112 grammes par jour, assez bien compatible avec l'excédent de 14 grammes de carbone que nous indique la comparaison de l'alimentation avec l'excrétion, le rapport de 25 grammes à 300 grammes (c'est-àdire de l'excédent de G à l'augmentation totale de poids) étant sensiblement identique au rapport de 14 grammes à 112 grammes (seconde période).
Nous pouvons aussi, en étudiant le jeûne prolongé qu'a subi S., comparer la respiration pendant la digestion àla respiration pendant le jeûne. Soient, en effet, pendant la digestion, les chiffres moyens suivants :
Pour 100 vol. expirés GO* combien de CO-
Vent. 0* i '<>"-'• en vol.
et, pendant le jeûne de quelques heures, les chiffres moyens : 8,54. . . 0,78. . . 0,492. . . 3,23
nous voyons que la respiration de la digestion comporte un
excédent :
Ventilation 0,83
soit sensiblemenl l<> pour 100. <>n peut donc dire que la digestion augmente de H) pour 100 les échanges respiratoires, La ventilation, L'acide carbonique exhalé, et aussi, mais dans une proportion un peu moindre, l'oxygène absorbé.
Influence du travail musculaire sur les échanges respiratoires.