IV
ll.'i
En calculant L'excédent de ces ventilations sur la ventilation normale et en le rapportant aux tours de roue effectués, nous trouvons une proportionnalité rigoureuse, puisque, pour chaque tour de roue, on a, comme excédent total de la ventilation sur la ventilation normale, les chiffres respectifs suivants, aussi satisfaisants qu'on peut l'espérer en une expérience de cette nature :
0ut,70 0m,6o, 01U,44, 0ut,47, 0lil,02, 0Ut,60,
soit en moyenne 0m,58.
Dans ces conditions, les proportions centésimales de l'air expiré ne doivent guère se modifier, puisque la combustion musculaire plus active entraîne une ventilation plus énergique. En effet, dans cette expérience, les proportions centésimales du CO2 de l'air expiré ne se sont pas beaucoup modifiées, et nous avons eu :
2,9 (repos.), 2,9, 3,3, 3,2, 3,1, 3,3, 3,2,
ce qui correspond presque h la fixité du rapport, avec une légère tendance à l'augmentation par le fait du travail.
Il s'ensuit que, si la ventilation se proportionne au travail, on peut déjà avoir, par la mesure de la ventilation, une notion très approchée des combustions chimiques effectuées.
Certes, la mesure de la ventilation ne suffi! pas à donner un chiffre rigoureux [tour les quantités de CO2 el de Oa; mais elle fournil déjà une assez bonne approximation; car on doit admettre que la proportion centésimale de l'air expiré ne varie que peu.
Il y a en effet une étonnante harmonie, réglée par le système nerveux, entre ces divers phénomènes. Une contraction musculaire produit du CO2 et absorbe de l'O2. Aussitôt cet excédent de GO2, agissant sur les centres nerveux, va mettre en jeu leur activité, et les nerfs moteurs de la respiration vont être stimulés de manière à produire une ventilation plus active.
On peut même appliquer à d'autres phénomènes cette régulation. En effet, la combustion des substances qui servent à la contraction du muscle ne produit pas seulement du CO2, mais encore de l'eau, en même temps qu'elle dégage de la chaleur. Eh bien! cet excédent de ventilation a [tour résultat précisément une exhalation d'eau, par le poumon, plus active, et par conséquent un refroidissement corrélatif; l'exhalation d'eau entraînant toujours un notable dégagement de calorique l.
La respiration est donc le grand régulateur de l'équilibre chimique de l'organisme, et, dès qu'une contraction musculaire a changé cet état chimique, la ventilation change, pour ramener le sang- à sa constitution normale.
Si le travail est trop fort, et que la ventilation soit insuffisante, alors il y a de l'essoufflement, de l'anhélation, sensations douloureuses, pénibles, dues à l'excédent de CO2 dans le sang-, ou plutôt à un défaut de 0'.
Il faut donc distinguer un travail modéré et un travail fort \
En efïet, si le travail est modéré et faible, les proportions