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Des échanges et de la ventilation pendant le travail

Cette question, une des plus importantes de la Physiologie générale, avait été déjà traitée par Lavoisiek. Ce grand homme avait pu établir que tout exercice musculaire augmente, dans une proportion considérable, le CO2 excrété et l'O absorbé.

Le premier fait qui se dégage, indépendamment de toute mensuration chimique, c'est que le volume des gaz de la ventilation est proportionnel au travail exécuté. Le moindre mouvement suffit pour augmenter le volume d'air qui passe par nos poumons. Si l'on enregistre minute par minute le taux de la ventilation pulmonaire, on reconnaît aussitôt, dans la minute pendant laquelle l'individu s'est levé, ou même simplement a levé un bras, une augmentation appréciable.

La ventilation croît avec le travail, et en raison même de l'intensité du travail. Dans l'expérience qui suit, nous avons fait tourner à S. une roue à frottement dur, et nous avons enregistré la ventilation pendant cette minute et les minutes suivantes.

Le nombre des tours de roue indique donc le travail effectué. La ventilation normale était par minute de 101U,7 d'air :

M. HANRIOT ET Cil. RICHET.

Expérience M. III.

NOMBRE

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