‹ Physiologie; (volume 4)Chapitre 206 sur 210 · RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

RESPIRATOIRE

l(i mai

20 mai 25 avril 29 mars 15 janv.

13 janv.

10 janv.

21 déc.

11 déc.

■'i déc.

2 déc.

4 déc.

27 déc.

28 déc.

(i janv.

18 janv.

21 janv.

5 fév.

6 fév. 1890

8 fêv. 1890

12 déc. 1889

23 nov. L889

26 miv. ISS!)

25 nov. 1889

29 nov. 1889

6 déc. 1889

7 déc. 1889

1er fév. 1890

3 janv. 1890

i janv. 1890

16 janv. 1890

30 déc. 1889

26 janv.

23 janv.

10 janv.

9 janv.

15 déc.

18 déc.

20 déc.

nov.

déc.

déc.

déc.

1SS9 ISS!)

23 déc. 1889

24 déc. 1889 29 déc. 1889

Ce sont ces expériences qu'il s'agit d'interpréter et de grouper.

Remarquons d'abord que, si les mesures se rapportent

toutes à la même durée de temps, c'est-à-dire à une heure, toutes n'ont pas été prises pendant le même temps. 11 faut donc leur donner à chacune une valeur proportionnelle à leur durée. Une expérience faite pendant cinq heures est plus importante qu'une expérience faite pendant une heure et demie. Pour la moyenne générale, il suffira donc de faire la numération totale des heures et la totalisation des volumes de CO* produit pendant ces mêmes heures.

Nous aurons alors les résultats suivants :

CO 2 par kilo;T.

et par heure.

grammes.

Oies de 2k",973 (12 exp.), 34 heures 1,490

Dindon de 2ke,6b0(b exp.), 18 heures 1.3191

Poules de lk-,82() (12 exp.), 8 heures 1,66b

Poules de lk?,500 (7 exp.), 23 heures l,75b

Canards de lks, 740 (5 exp.), 14 heures 2,27»)

figeons de 32b grammes (11 exp.), 31 heures. . 3,360

Chardonnerets de 21*-'r,o (3 exp.), 7 heures. . . . 12,.'i82

Avant de grouper autrement ces chiffres, je tiens à faire remarquer la différence qui existe entre l'oie et la dinde d'une part, et d'autre part entre les canards et les poules. Les palmipèdes lamellirostres vivant dans l'eau, et se refroidissant plus que les gallinacés, ont besoin d'une nourriture plus abondante : aussi leurs combustions respiratoires sont-elles plus actives. L'excédent des combustions de l'oie sur celles du dindon est de 12 p. 100; l'excédent des combustions du canard sur celles d'une poule de même poids est de 24 p. 100 :

1. La dernière expérience, faite sur l'animal très malade et presque mourant, n'est pas valable et n'est, par conséquent, pas introduite dans la moyenne.

COMBUSTIONS RESPIRATOIRES CHEZ [.ES OISEAUX. :i77

En étudiant le quotienl respiratoire, nous trouvons les chiffres suivants moyenne) :

Oie 0,80

Dindon 0,71

Poules 0,83

Canards 0,7 1

Pigeons 0,79

Chardonnerets. . . . 0,71

Lui moyenne générale est 0,775, chiffre qui diffère peu du quotient respiratoire des chiens, que nous avons trouvé égal à 0,748 (0,745, d'après Regnault et Reiset).

Dans les expériences de Regnault et Reiset, et dans celles de M. Reiset, le quotient respiratoire pour les oiseaux a été de 0,793, chiffre qui concorde assez bien avec notre chiffre de 0,775.

En prenant la moyenne, on arrive au chiffre de 0,78, qui représentera le quotient respiratoire des oiseaux, alors que le chiffre de 0,75 est le quotient respiratoire des chiens ; le quotient respiratoire des herbivores (lapins et cobayes) étant notablement plus élevé.

Si nous groupons les chiffres précédents de manière à mettre dans la même moyenne les oiseaux ayant un poids sensiblement analogue, nous trouvons :

C()^ parkilogr.

et par heure.

grammes.

Oie et dinde de 2*£,850 (14 exp.), 52 heures 1,431

Poules et canards de lk&',630 (14 exp.), 43 heures. . . 1,899

Pigeons de 325 grammes (H exp.), 31 heures 3,360

Chardonnerets de 21 grammes (3 exp.), 7 heures.. . . 12,582

Nous allons maintenant comparer ces résultats à ceux qu'ont obtenus la physiologistes qui se sont occupés des combustions respiratoires des oiseaux.

Tu. ME I, 37

:;ts CHARLES RICHET:

§11. — Autres, expériences.

Les travaux auxquels je me référerai sont ceux de Regnault et Reiset1; de Reiset2, de Boussingault3, de Letellier*, de Corin et Van Beneden8.

Ce sont en eiïet, à ma connaissance, les seules expériences qui soient suffisantes en nombre et en durée pour permettre des conclusions générales.

M. Reiset a trouvé pour quatre oies pesant 18k5,4 pendant 25 heures : 0",649, et pour deux dindons pesant 12kg,250, pendant 18 heures : 0pr,791.

C'est, par conséquent, en moyenne, pour les oies et dindes de okViOO, 0pr,l>96 de CO2.

Pour les poules et les canards de poids assez variable (maximum 2, 020; minimum 889 ; moyenne 1,358 gr.),RE<;xAULT et Reiset ont trouvé 1,502 de CO2. — Nous croyons devoir éliminer de leurs expériences les expériences LI, L1V, LIX et LXII, où les animaux étaient en état déjeune.

Si l'on fait alors la moyenne des dix-huit expériences de Regnault et Reiset avec mes quinze expériences, on trouve pour les poules et les canards d'un poids de 1,482 grammes (moyenne) une production de CO2, égale en moyenne à l«r,682.

Dans dix expériences sur des pigeons pesant de 132 à 380 grammes (en moyenne 310 gr.), MM. Corin et Vax Reneden ont trouvé une production de 3gr,236.

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